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vendredi 9 novembre 2012

Gilera Fuoco 2011

Gilera Fuoco 2011

Quatre ans après sa sortie, le Gilera Fuoco 500 revient avec de nouveaux coloris renforçant sa sportivité. Teinte gris clair mat, touches de rouge sur la partie cycle, la selle et les carénages, c’est ainsi que Piaggio radicalise le plus puissant de ses tripodes. Cette timide évolution suffira-t-elle pour qu’il se fasse enfin une place face aux versions Sport des MP3 LT 400 ?

Pour 2011, Piaggio fait évoluer son scooter trois-roues sportif, le Gilera Fuoco 500, mais pas de la manière que nous espérions. Avec l’existence au sein de la famille Gilera du plus gros et du plus puissant des maxiscooters au monde, le GP 800, nous imaginions voir naître un jour un Fuoco 800 GP. Avec son bicylindre de 75 ch, sa partie arrière empruntée au GP 800 et toute sa partie avant provenant d’un Gilera Fuoco 500, l’engin aurait été pour le moins radical. Scooter-Station s’enflamme, mais Piaggio nous ramène à la réalité en nous expliquant qu’un tel véhicule ne pourrait techniquement pas voir le jour.

Aussi, nous aurions pu assister à la naissance d’un Fuoco LT. Pas pour le moment ! Le moteur 500 cm3 demeure la chasse gardée des propriétaires de permis A. Dommage ! (source Scooter Station)

mercredi 24 octobre 2012

Pourquoi es-tu parti Marco?



Aujourd'hui, je suis triste. J'ai à l'âme un mal terrible et au cœur une blessure profonde. Mon ami Marco Simoncelli — je l'appelle mon ami, même si je ne l'ai jamais rencontré, car nous partagions beaucoup de choses, dont une certaine communauté d'esprit —, mon ami Marco Simoncelli, dis-je, est parti. Seul! Sans m'attendre…

Il est allé rejoindre ses potes du Continental Circus céleste. À l'heure qu'il est, il doit être en train de se tirer la bourre avec Barry Sheene, Mike Hailwood, Jack Finley, Gary Nixon, Patrick Pons, Michel Rougerie, Christian Léon, Daijiro Kato, Shoya Tomizawa et tous les autres pilotes légendaires qui nous ont quittés trop tôt. Ils doivent passer leur temps à se faire des dépassements et des freinages d'enfer sur une piste de rêve au revêtement impeccable, avec des nuages vaporeux pour barrière protectrice.

En course, Marco portait le numéro 58. L'année de ma naissance. Et 5+8, ça fait 13, le jour de ma naissance! Et 1+3, ça fait 4, le jour de mon mariage, mais aussi de mon arrivée au Québec. Mes trois numéros fétiches : 58, 13 et 4… Ceux que je portais quand je jouais au foot ou au hand-ball, dans ma jeunesse. Trois numéros qui se réduisent à un seul chiffre, le 4. Dans la numérologie chrétienne, le 4 est le symbole de la famille, le nombre de l'organisation et du rythme parfait, mais aussi le symbole de la Terre ou de ce qui est terrestre. Chez les Amérindiens, c'est le chiffre de la perfection. Dans la mythologie grecque, c'est l'emblème de Jupiter, symbole de la totalité, considéré par les initiés comme la racine de toutes choses. Le chiffre de la double dualité.

En plus, Marco, c'est le prénom de mon frère puiné. Que j'adore. Quand je vous disais que nous avions plein de choses en commun Sic et moi… Et c'est sans considérer le fait qu'il était l'ami intime de Valentino Rossi, notre idole à tous les deux. Je vous le dis, il n'y a pas de hasard! 

«À 4 ans, on m’a offert une minimoto de cross et je tournais comme un fou dans la vigne derrière chez mes parents. Trois ans plus tard, j’ai eu une minimoto de piste. J’allais courir à Riccione avec mes amis. Dans ma tête, j’étais déjà en MotoGP !», déclarait récemment Marco dans une entrevue donnée au journal français Libération. Dans le même article, il reconnait avoir eu plusieurs idoles, dont Luca Cadalora, Kevin Schwantz, Wayne Rainey ou Eddie Lawson. Malgré tout, c'est Rossi qu'il préférait. Son compatriote. Son voisin. Son alter ego. «J’étais tifoso, maintenant je cours avec lui et nous sommes amis. C’est un honneur pour moi», poursuit-il.

Au moment de son départ, Marco occupait la sixième place du Championnat du monde MotoGP, à égalité de points avec Valentino. Et le dernier contact terrestre qu'il ait eu, c'est avec la roue avant de la Ducati de Vale. Cruelle ironie du destin!


Aujourd'hui, je suis seul. Comme des milliers de fans du 58. Nous ne verrons plus son visage d'ado attardé, avec un immense sourire vissé aux lèvres. Ni sa carcasse de grand échalas se dégingander dans le paddock, comme l'albatros de Baudelaire sur le pont des navires. Nous ne verrons plus ses bras trop grands faire des mouvements maladroits en tentant de nous expliquer, gestes à l'appui, pourquoi il s'est accroché avec Dani Pedrosa au Mans. Ni son afro improbable — je me suis toujours demandé comment il faisait pour rentrer cette tignasse en bataille dans son casque — flotter au-dessus de la foule, dans les puits. Nous ne le verrons plus se déhancher sur sa Honda trop petite pour lui, avec les bras et les jambes écartés à l'excès. Ni jouer des coudes en virage avec ses adversaires. Quoi qu'ils aient pu dire de lui, Pedrosa, Lorenzo, Dovisiozo (contre lequel il se battait depuis ses débuts en championnat italien de minimotos en 1996), ni même Stoner, qui l'accusait de trop écarter les jambes en course, vont s'ennuyer de lui à l'avenir. Ils vont trouver le MotoGP bien policé et bien terne en son absence.

Car si Marco était un clown par moment, c'était surtout un bagarreur génial. Un pilote qui ne lâchait jamais prise et ne renonçait pas. Quand la meute des critiques l'a accusé d'être un danger public, il est resté de glace. Convaincu en son for intérieur d'avoir posé le bon geste au bon moment. À l'occasion, on pouvait se demander si son casque n'exerçait pas une pression trop élevée sur son cerveau à cause de sa tonsure abondante, entraînant du coup une surchauffe neuronale. «En piste, les amis, ça n'existe pas», avait-il déclaré dans cette même entrevue. «Les autres, surtout les Espagnols, râlent car ils ne se sentent pas assez sûrs d’eux, se défendait-il alors. Moi, j’ai toujours été correct avec tout le monde.»

Simple, honnête, charmant, fantasque, Marco était aux yeux de ceux qui le côtoyaient quotidiennement, dont Fausto Gresini, son gérant d'équipe ou encore Carlot Penat, son gérant, un pilote au talent naturel, doué d'un potentiel énorme qu'il n'avait pas encore complètement exploité. Il nous restait encore le meilleur de Simoncelli à découvrir.

J'ai beau essayer de rationaliser ton absence, je me demande quand même pourquoi tu es parti Marco? Des chutes comme cette dernière, tu en as connu des centaines et tu t'en es relevé chaque fois, sans une égratignure. Même Dovi, ton adversaire de toujours le disait : «Marco était un pilote fort. Nous courrions ensemble depuis notre enfance. Je l'ai toujours vu pousser au maximum, il a chuté de nombreuses fois, mais il ne s'était jamais gravement blessé, il semblait invincible. J'ai encore du mal à réaliser ce qui est arrivé aujourd'hui.  Pourquoi a-t-il fallu que la trajectoire de ta moto en dérive recoupe celle d'Edwards et de ton pote Rossi? À quelques secondes près tu te serais retrouvé le cul dans l'herbe à te gratter la tête, te demandant ce qui s’était passé. Et tu serais reparti en marchant, le dos vouté, la tête basse, en faisant des grands mouvements de bras. Comme Don Quichotte en lutte contre les moulins à vent.

Tout le monde est sous le choc. Abasourdi. J'espère que là où tu es, tu penses un peu à nous. Ici, l'hiver va bientôt s'installer. La grisaille et le froid remplacent les beaux jours. Mais nous n'aurons plus ton sourire espiègle pour nous réchauffer le cœur. Tu nous manques déjà Marco!

Putain de mois d'octobre! Si tu savais comme je te déteste!

mercredi 19 septembre 2012

Des grosses cylindrées bientôt accessibles avec un permis B ?

FFMC Des grosses cylindrées bientôt accessibles avec un permis B
Après le Vespa, lancé en 1946, le constructeur italien Piaggio prépare une nouvelle révolution dans le monde des deux roues motorisés. Son nom est déjà bien connu puisqu’il s’agit de l’étrange scooter à trois roues commercialisé avec succès depuis 2006 sous l’appellation « MP3 ».

Accessible aux personnes titulaires du permis B depuis plus de deux ans, le MP3 version 125cm3 a séduit de nombreux automobilistes en alliant l’astucieuse praticité du deux roues et la stabilité rassurante du trois roues. Seule ombre au tableau, la puissance limitée de la petite cylindrée peinait à emmener les 200 kg de l’engin. Les automobilistes en mal de sensations devaient alors obtenir le permis A pour accéder aux cylindrées supérieures. Mais d’ici la fin de l’année 2008, les grosses cylindrées ne seront plus le monopole des motards. En écartant de 4 centimètres les deux roues avant de son MP3, Piaggio a fait passer ce dernier de la catégorie des deux roues motorisés à celle des tricycles à moteur, rendant ainsi les modèles de 250 et 400 cm3 accessibles aux détenteurs d’un permis B.

Comment est ce possible ?
L’arrêté du 2 mai 2003 relatif à la réception des deux roues motorisés prévoit en son article 3 que lorsque deux roues sont montées sur un même essieu et écartées de moins de 460 mm, elles sont considérées comme une roue unique et appelées roues jumelées. Jusqu’à aujourd’hui, les roues avant du MP3 étaient espacées de 420 mm et justifiaient son classement dans la catégorie des deux roues à moteur. Les modèles qui seront commercialisés en fin d’année n’auront plus de roues jumelées mais deux vraies roues, espacées de 460 mm. Ils seront donc considérés comme des tricycles à moteur.

Qu’est ce que ca change ?
L’article R221-7 du code de la route autorise les titulaires de permis A ou B à conduire un tricycle à moteur. Il ne s’agit plus ici d’autoriser les permis B à conduire un certain type de véhicule sous couvert d’une équivalence, comme c’est le cas pour les 125 cm3. La conduite des tricycles à moteur par un automobiliste est de plein droit. Pas besoin donc pour eux d’attendre d’avoir deux ans de permis B ou de satisfaire à l’obligation de 3 heures de formation prévue à partir de 2009.
On perçoit aisément le génie commercial et juridique du constructeur italien qui s’offre, via une simple modification technique, une nouvelle et juteuse part de marché.

Attendons nous donc à voir émerger d’ici peu une nouvelle catégorie d’usagers : les « tricyclomotoristes ». Reste à savoir comment les intégrer au sein de la fédé. Car ne l’oublions pas, la FFMC « fédère tous les usagers de deux et trois roues motorisés »…
(source FFMC, Actu nationale du 19 septembre 2008)

mercredi 18 juillet 2012

Gilera Fuoco 500

Gilera Fuoco 500 : Le meilleur des scooters à trois roues
Avec le Fuoco 500, Gilera, la marque " sportive " du groupe Piaggio, dope la motorisation et l’esthétique du MP3 sans toucher à son architecture. On retrouve ici la roue arrière de 14 pouces, le train avant à deux roues, le système de freinage à trois disques, le cadre renforcé, l’instrumentation de bord, le système de verrouillage de l’inclinaison... et le frein à main du MP3 400 ! La différence tient avant tout dans l’apparence, l’ergonomie et les aspects pratiques. Le kit plancher aluminium augmente l’adhérence des semelles, la selle adopte un design plus confortable. Et surtout, l’essentiel : le Fuoco s’encanaille en adoptant un look nettement pus agressif, grâce à l’ablation des caches du guidon et à l’arrivée d’un couvre pontet siglé Gilera de toute beauté.

Un air de quad... à 3 roues
En fonction de l’élément qui capte votre attention, le look du Fuoco se montre tour à tour surprenant, plaisant et agressif. Ainsi la platine arrière choque par son aspect massif et tubulaire, avant de s’avérer particulièrement bien conçue. Au chapitre des autres améliorations, le coffre est plus facile d’accès que sur un MP3 : la selle raccourcie se manipule plus facilement, et seul le passager pourrait regretter l’absence de dosseret en série.
Elément essentiel du Fuoco, l’imposante face avant est en fait très compacte. Les tubulures du bouclier avant et ses grilles protègent le radiateur du moteur. Elles apportent au passage une touche "Quad" prononcée. L’analogie avec le tout terrain ne s’arrête pas là, le bloc optique composé de deux rangées de deux feux superposées et d’une veilleuse centrale est également équipé d’une protection aux chocs. Voici le Fuoco paré à toute éventualité.
Question gabarit, ne vous laissez pas impressionner par les proportions ou la hauteur apparentes de l’engin. La selle du Fuoco ne culmine qu’à 790 mm, et rend le sol accessible aux plus de 1,65 m. De plus, le système Roll Lock seconde les petites jambes pour les arrêts en douceur. L’inertie du train avant et sa douceur à l’inclinaison permettent en outre de ne poser qu’un pied en toute simplicité. Heureusement, car avec 238 kilos à sec (environ 258 kg en ordre de marche), le Fuoco joue dans la catégorie poids lourds du scooter.

Une sonorité rauque
Le Fuoco n’est pas pour autant un flambeur ni même un flamby : son efficacité est redoutable. Si la motorisation de 400 cm3 apportait un supplément de vitesse, le passage à 500 cm3 gomme toute latence dans les réactions du moteur à l’accélération. Le couple immédiatement disponible permet d’enrouler tranquillement dans la circulation urbaine, et de s’extraire d’un rien d’une situation délicate ou d’une courbe. On remarque au passage un moteur vibrant et très expressif en agglomération, qui ne rate pas une occasion de ronfler. Le son sourd de la prise d’air lui apporte une voix rauque, un peu étouffée par un silencieux catalysé. Ceux qui connaissent les Ducati ne seront pas dépaysés. La comparaison s’arrête là cependant, le monocylindre refroidi par eau fonctionne bas dans les tours, et montre sa force aux alentours de 5 500 tr/min. Il convient du coup de se méfier lorsque l’adhérence devient précaire : la roue arrière a vite fait de patiner à l’accélération, voir de partir à la dérive sur l’angle. Les revêtements détrempés des petites routes pyrénéennes, non loin de Saint Jean de Luz, ont d’ailleurs été le théâtre de nombre de figures improvisées, mais toujours contrôlées. Sur le front de mer, en revanche, le moteur souple, particulièrement linéaire et secondé par une transmission exempte de reproche, faisait merveille en rythme balade. Il faut donc aller chercher la faute pour trouver les limites de la motricité, ou croiser un passage clouté rendu glissant par la pluie. Quoi qu’il arrive, le train avant est ses deux roues veillent au grain et à la grimpette, et l’équilibre est conservé très longtemps.

Beaucoup plus de sensations que sur le MP3
Seule la garde au sol vient encore freiner les élans sportifs. Car si le Fuoco dispose d’une motorisation performante et d’une adhérence renforcée, la prise d’angle grandement facilitée est encore limitée. Ainsi, le tampon de protection du carter de transmission frotte "rapidement" (45 d’angle tout de même...), suivi de près par la béquille centrale. Il faut dire que la confiance imposée par la conduite d’un trois roues vient à bout de nombre de limitations inhérentes à la pratique du deux roues. Si l’on fait abstraction de toute référence, même un revêtement largement humide permet de rouler fort. On devine le gros point fort du Fuoco : il offre beaucoup plus de sensations que son homologue MP3. Sa motorisation permet de prendre plus vivement et plus rapidement de la vitesse, tout en donnant la sensation d’alléger le trois roues et sa direction "lourde" hors agglomération. Les phase rapides et les petits enchaînements de virage peuvent alors se négocier de manière plus naturelle et plus simple, en oubliant la tendance sous vireuse du MP3. Le passage à 500 cm3 augmente la vitesse de pointe de 10 km/h, pour la porter à 150 km/h environ. De quoi s’engager sereinement sur l’autoroute, et conserver une bonne marge de manoeuvre pour les dépassements.

Une bulle ? Non, un sautevent
Sur route rapide, le Gilera conserve une excellente stabilité en ligne droite. Il se montre au passage très peu sensible au vent latéral, et dispense un freinage optimal quelles que soient les conditions. Seule remarque : le Fuoco se redresse sans violence lors de la prise du levier de frein avant sur l’angle. L’effet peut facilement être compensé, mais il peut surprendre. A noter aussi que la pneumatique d’origine Pirelli permet de conserver un bon retour d’informations en cas de glisse involontaire et son comportement est à la hauteur. L’adhérence revient progressivement, laissant le temps de réagir. Sur route sèche, R.A.S.
Le seul reproche que nous pourrions formuler à l’égard des aptitudes routières du Fuoco concerne la bulle, qui tient plus du saut de vent que de la protection. Largement insuffisante passé les 110 km/h, elle fait mauvais ménage avec une position de conduite droite et l’impossibilité d’allonger les jambes ou de se reculer contre le dosseret conducteur. Certes une bulle haute est disponible en option, mais elle gâche alors un peu du plaisir et entraîne une dépense supplémentaire. Au moins, aucune concession n’a été faite sur le look, ni sur le confort, tout simplement le meilleur des 4 trois roues Piaggio.

Le meilleur des scooters à trois roues
Si vous parvenez à vous habituer à l’esthétique particulière et agressive du Fuoco, si vous lui pardonnez une finition "artisanale" et enfin si votre budget vous le permet, le Fuoco est une excellent choix. Ses 40 ch. pour 500 cm3 lui interdisent certes d’être adopté par un jeune permis, mais sa conduite apporte un agrément supérieur, et réduit la sensation de poids et d’inertie propre au concept des trois roues de Piaggio. Il faudra composer avec les quelques vibrations mécaniques qui renouent avec les sensations "deux roues", mais le Fuoco apporte un supplément d’âme à un "outil" particulièrement efficace par ailleurs. Choisir entre un MP3 400 et un Fuoco 500, c’est choisir respectivement entre un coffre et un moteur, entre une douceur rassurante et une vigueur enthousiasmante. Quoi qu’il arrive, son conducteur aura l’assurance de disposer d’une polyvalence extrême. Le Fuoco est conçu pour rouler l’esprit serein les mauvais jours, sans oublier le petit grain de sport qui sommeille en chacun de nous. Attention toutefois aux excès de confiance, la sanction reste possible, surtout si l’on décide d’exploiter au maximum une partie cycle dont les limites semblent bien au delà de ce que l’on retrouve sur un deux roues "standard" en cas de conditions difficiles.
(source Scooter Station)

vendredi 6 juillet 2012

Gilera Fuoco 800 GP

A l’heure des supputations, des diverses rumeurs et autres bruits de couloirs, l’imagination de certains va bon train quant aux nouveautés 2011. A ce petit jeu, nos confrères italiens de cyberscooter.it ont envisagé un croisement pour le moins atypique chez Gilera. Du mariage d’un Fuoco 500 et d’un Gilera GP 800, il ressort ce Fuoco 800 GP.
Après la série Sport du Piaggio MP3 400 LT, voici une autre façon d’apprécier le sport sur trois roues. Tout ceci n’est que pure imagination, mais il faut bien admettre que cet engin a de la gueule. Vous ne trouvez pas ? Le bête s’articule autour d’un train avant du Fuoco auquel on a greffé une partie arrière appartenant au GP 800. Et pour le fun, le monocylindre de 40 chevaux du trois-roues est abandonné au profit du bicylindre du maxiscooter le plus puisant du monde. Avec 75 ch sous le carénage, de longue séance de drift seraient à prévoir au guidon du Fuoco 800 GP. Et pour que ceci se passe sans mauvaise surprise, le tripode serait doté de la très sérieuse partie cycle du GP. Pas mal !
(source scooter station)

Gilera Fuoco 800 GP

mercredi 27 juin 2012

Nouveauté : Piaggio MP3 LT 500


Enfin ! Dans la mesure où la cylindrée 500 cm3 était déjà employée sur un scooter à trois roues de la famille Piaggio - le Gilera Fuoco 500 -, on imaginait qu’elle aurait été rapidement proposée aux automobilistes clients de la gamme MP3 LT.
 Juste avant son arrivée en concession prévue en juillet, voici notre premier essai du plus gros des trois-roues. En filigrane : qu’apporte réellement ce nouveau MP3 500 par rapport au modèle 400 ?
Au premier abord, il n’est pas évident de distinguer ce nouveau MP3 500 du modèle 400 cm3. Ces deux versions reposent sur la même partie-cycle et les carters moteur comme les silencieux d’échappement sont identiques. Bien évidemment, le MP3 500 adopte un écartement des roues avant de 465 mm (Large Tread : essieu large) de manière à ce qu’il soit homologué en tant que tricyle à moteur (catégorie L5e) et donc accessible aux titulaires du seul permis de conduire auto, lesquels devront juste suivre la nouvelle formation de 7 heures, le cas échéant.
Version Sport ou version Business
Comme le 400, le MP3 500 adopte les légères modifications de style de la nouvelle version Touring. La plus importante concerne le pare-brise, dont la surface augmente un peu et dont la hauteur est désormais réglable manuellement sur trois positions. Juste derrière, un petit vide-poches ouvert fait son apparition, qui pourra servir à ranger une carte routière le temps de retrouver son chemin.
Au-delà de ces spécificités Touring, le MP3 500 a la particularité d’être proposé en deux déclinaisons, Sport ou Business. La première, dont Piaggio estime qu’elle sera la plus populaire, joue sur un registre assez agressif, avec carénages mats, noir ou gris. Le noir est la couleur dominante des différents éléments, comme les jantes, les poignées de maintien passager ou les masques de phares. Des rétroviseurs plus petits sont empruntés au MP3 Yourban et les pieds du pilote reposent sur des plaques en métal dont le traitement peut ne pas être jugé très flatteur.
La version Business se veut plus sobre et élégante, avec des coloris plus classiques, une protection de silencieux chromée et une belle sellerie marron si vous optez pour la carrosserie blanche ou bronze.

253 kg à sec, comme le 400
La prise en main du MP3 500 ne révèle pas vraiment de différence par rapport au modèle 400, ce qui s’avère assez logique puisque Piaggio annonce un poids identique : 253 kg à sec. Cette masse respectable n’en fait pas vraiment une ballerine dans les embouteillages, mais avec un peu d’habitude et suffisamment d’autorité au guidon, on finit par domestiquer ce train avant aussi adhérent que pesant. Retrouver la position de conduite du MP3 400 n’est en revanche pas vraiment un plaisir car si Piaggio a légèrement modifié le revêtement de la selle sur les modèles Touring, rien n’a changé quant à la consistance de l’assise et l’on garde les genoux plus hauts que les fesses dans une attitude avachie qui finit à la longue par devenir fatigante. A l’arrière, le passager apprécie le dosseret de série, mais sur longue distance, il pestera également contre un relatif manque d’espace et contre ces repose-pieds trop étroits pour bien se caler.
Malgré ces petites critiques, le MP3 500 reste un scooter confortable doté de suspensions de bonne qualité (le train avant avale littéralement les chocs) et dont l’imposante face avant protège très bien le pilote, seules les mains restant exposées au vent.
18 % de puissance en plus
Dans cette version 500 du MP3, le monocylindre Piaggio est une vieille connaissance puisqu’il animait déjà le trois-roues Gilera Fuoco. Il s’agit d’un moteur 4 soupapes cubant 493 cm3, soit 94 cm3 de plus que le MP3 400. Cela lui permet de développer 40 chevaux, soit 6 de plus que 400. Le couple grimpe quant à lui de 23 % pour atteindre 46,5 Nm à 5250 tr/min.
Première bonne surprise alors que l’on s’attendait à des cognements plus marqués lors des évolutions à bas régimes, il n’en est quasiment rien. La souplesse du 400 reste d’actualité sur ce 500, en partie grâce à son double allumage spécifique. Tout au plus a-t-on pu remarquer quelques pétarades à la décélération et une sonorité un peu plus rauque lorsque l’on passe de l’un à l’autre.
En pratique, nos tests d’accélération et de reprises ont été systématiquement à l’avantage du 500 et c’est parfaitement logique puisque le rapport poids/puissance lui est plus favorable de 15 % (6,31 kg/ch contre 7,44 kg/ch). L’écart n’est pas non plus énorme, mais suffisant pour faire la différence lors d’un dépassement “osé”. On appréciera également ce surplus de vigueur en transportant un passager sur route ou lors de longues étapes autoroutières, où le moteur 500 sera un peu moins sollicité que le 400 (bien qu’un monocylindre n’ait pas grand-chose à faire sur autoroute).
Nous n’avons pas eu l’occasion de mesurer au GPS la vitesse maxi du MP3 500, mais comptez environ 170 km/h compteur (10 de plus que le 400) si vous aimez jouer avec le feu… A cette allure, le MP3 500 reste bien stable, mais sensible au vent latéral (pare-brise en position haute).
Bagage requis
Relevée lors de notre balade dynamique de plus de 200 km dans les environs d’Arcachon, donc sur parcours strictement identique, le MP3 500 a consommé 0,2 l/100 km de moins que son frère 400 (5 l ou lieu de 5,2 l). Visiblement, on sollicite un peu moins le gros moteur que le petit.
Cette balade s’est déroulée sur des routes plutôt rapides, parsemées tout de même de virages serrés. L’occasion de se remémorer l’incroyable niveau d’adhérence du trois-roues Piaggio. En courbe, il semble ne jamais pouvoir décrocher de l’avant. En revanche, méfiance à l’arrière à la remise des gaz sur le mouillé… La stabilité des deux roues avant au freinage est tout aussi spectaculaire, mais mieux vaut utiliser les leviers au guidon que la pédale de freinage intégral, obligatoire pour l’homologation, mais procurant un feeling imprécis.
En conduite tranquille, le MP3 500 se livre assez facilement, à condition quand même d’avoir un minimum d’expérience à deux ou trois roues. En revanche, en conduite sportive, un bagage plus sérieux est requis pour dominer l’engin, surtout dans les changements d’angle où le train avant demande une bonne maîtrise du contre-braquage pour obéir au doigt et à l’œil. L’inertie n’est pas plus marquée que sur le 400, mais on a tendance à arriver un peu plus fort dans les virages. Si vous vous rendez compte que vous avez été trop optimiste, mieux vaut rajouter un peu d’angle (limité à gauche à cause de l’ergot de béquille) que de prendre les freins car le MP3 accuse alors une tendance à se redresser et à tirer tout droit. Conduire un 500 ne s’improvise pas, mieux vaut le rappeler…

Conclusion
Affiché à 8899 €, ce MP3 500 LT Touring coûte donc 500 € de plus que le modèle 400. Un gros billet qui vaut le coup principalement si vous comptez exploiter votre trois-roues lors de virées au long cours, sur route et autoroute, a fortiori si vous voyagez à deux et chargé. Bien sûr, les sensations de puissance plus marquées peuvent aussi justifier le choix du 500, d’autant que son aisance en milieu urbain n’est pas pénalisée par rapport au modèle 400. Du coup, le MP3 400 a sans doute quelques soucis à se faire… (Source Scooter-infos & Scooter-Station)

vendredi 28 octobre 2011

Dernier hommage à Marco Simoncelli



Des milliers d'admirateurs, ainsi que des amis, des membres de la famille et des personnalités sportives ont assisté aux funérailles de Marco Simoncelli ce jeudi 27 octobre à Coriano, dans la province de Rimini, Italie.

Le cercueil du pilote italien, qui est décédé dimanche dernier à la suite d'un tragique accident en Malaisie, a été porté à l'église par quelques-uns de ses amis proches et plusieurs membres de l'équipe Gresini.

Dans la chapelle ardente, la Gilera avec laquelle 'Super Sic' avait remporté le Championnat du monde 250cc en 2008, ainsi que la Honda RC212V qu'il pilotait cette saison côtoyaient le cercueil.

Les milliers de personnes qui avaient envahi les rues de Coriano avant même la mi-journée ont pu suivre la cérémonie sur un écran géant installé en dehors de l'église, tandis qu'une retransmission avait aussi été prévue au circuit de Misano. La cérémonie de funérailles était également retransmise en direct sur les ondes de la RAI 2, la deuxième chaîne de télévision publique italienne.

Ses parents, Paolo et Rosella, sa sœur Martina et sa fiancée Kate étaient accompagnés de nombreux pilotes, dont Valentino Rossi, Giacomo Agostini, Alex Criville, Simone Corsi, Yuki Takahashi, Raffaele de Rosa, Chaz Davies, Mattia Pasini, Manuel Poggiali, Jorge Lorenzo, Andrea Dovizioso, Randy de Puniet, Loris Capirossi, Toni Elias, Hiroshi Aoyama et Alex de Angelis.

Etaient également présents Vito Ippolito, le Président de la FIM, ainsi que Carmelo Ezpeleta, le CEO de Dorna Sports.

Bon voyage Marco!

Source et photo: motogp.com

samedi 1 janvier 2005

Les signes en moto / scoot / 3 roues...

Comme toute tribu qui se respecte, les motards ont leur code et leurs signes de reconnaissance : petit récapitulatif à l'intention des nouveaux (personne ne les oublie, n'est-ce pas?). Illustrations d'après le magazine Motociclismo.

Croisement
Le premier salut entre motard, effectué lorsque l'on se croise, consiste à faire un signe de la main gauche (et jamais de la main droite pour une raison évidente). Le signe de la main gauche peut aussi être fait avec deux doigts en V, pour imiter Barry Sheene après chaque course gagnée. C'est un signe mythique depuis les années 70.

Dépassement
Le salut de la main gauche lorsque l'on croise est remplacé par un signe du pied droit lorsque l'on dépasse un motard. En pleine accélération et phase de dépassement, ce signe évite de lâcher le guidon et en moto, la sécurité, c'est important. Ce signe ne doit pas être confondu avec le coup de pied dans la portière; ceci explique que certains automobilistes puissent l'interpréter de façon erronée. Conclusion : à réserver aux autres motards (le signe, pas le coup de tatane).



Un petit signe de tête
Les deux premiers signes sont souvent remplacés par un signe de la tête, surtout en ville, où l'on passerait sinon plus de temps la main en l'air que les mains sur le guidon. C'est malgré tout un signe très visible et sûrement le plus sûr des saluts entre motards (surtout pour le débutants). Malheureusement, dans les grandes villes, de nombreux motards l'oublient.

Appel de phare
Et l'appel de phare ? c'est le signal d'un danger, très bien compris par tous en tant que tel. Il est donc conseillé de ne pas l'utiliser comme salut, car sujet à mauvaise interprétation. Combiné à un signe de la main de haut en bas, il signifie ralentir.

A droite toute
Un bon moyen de signaler le prochain arrêt, c'est le clignotant et un signe de la main pour désigner le panneau qui borde la route et indique la prochaine station service, la prochaine aire de repos ou la prochaine sortie.

Sur toute réserve
Mais si vous venez brusquement de passer sur votre réserve, pas besoin de clignotant. Il suffit de faire un signe du pouce en désignant le réservoir pour signaler aux autres motards qu'il serait souhaitable de s'arrêter à la prochaine station. Vous utiliserez alors bientôt le signe précédant (le clignotant). Parmi les roadsters, la Bandit est plutôt bien pourvue, par un réservoir plus généreux et une consommation raisonnable, et il n'est pas rare que les Hornet et Fazer soit assoiffées avant.


Sol glissant
Les routes sont souvent dangereuses pour les motos et en cas de mauvaise adhérence, due à du sable, de l'huile, des graviers, il est courtois de prévenir les motards qui sont derrière en laissant traîner le pied par terre. Au demeurant, ce peut être également un moyen d'anticiper une perte d'adhérence.


Attention, nid de poule
Dans la série des signes préventifs sur route, il est d'usage de prévenir d'un signe de la main tout danger du type trou, plaque d'égout en désignant l'obstacle d'un signe de la main. Ce signe complète le signe précédent et peut très bien lui être couplé. Un motard avertit deux fois est un motard debout.


Lumière
Si vous vous apercevez qu'un motard a ses feux éteints ou plus généralement un problème de lumière, il suffit d'ouvrir et fermer plusieurs fois la main de haut en bas (du guidon à la tête). Ce signe n'est pas très utilisé en France.


Demi-tour
A force de rouler, concentré sur le temps et le chrono, il arrive rapidement de rater la sortie.Un seul signe alors : la main vers le haut, l'index tourne en rond afin de signaler que l'on aurait du prendre la sortie précédente et qu'il faut faire demi-tour. (fortement déconseillé sur autoroute).


C'est à boire qu'il nous faut
Quand ce n'est pas le réservoir qui se vide, c'est l'estomac qu'il faut remplir. Un petit signe de la main, ouverte, allant de bas en haut vers la bouche sera rapidement compréhensible pour signaler le ventre qui crie. En cas de soif intense, le poing fermé et le pouce vers le haut remplacera la main ouverte. (non alcoolisée bien sûr).


Pilote automatique
Malheureusement, le système est encore en test en grand secret. Dans cette mesure, la dernier signe est un signe de sécurité : partir reposé avant de prendre la route, s'arrêter dès les premiers signes de fatigue (battement des yeux, bâillement, paupières lourdes). Les tests le prouvent, en début d'endormissement, nous connaissons des périodes de "sommeil" de quelque dixième de seconde. Cela suffit pour abréger tout voyage de façon définitive. Alors un petit arrêt fait toujours du bien.




Bonne route et V à tous !!

(source LeRepaire Des Motards)