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mercredi 7 novembre 2012

Décrocher la Lune...


Depuis mon retour de Milan, je ne cesse de penser à l'Europe. Comme si j'y avais laissé une part de moi-même. Il faut dire que la température y est belle, même en novembre, que la bouffe y est bonne, surtout en Italie et en France — un peu moins en Allemagne — que les filles y sont belles, particulièrement en Italie. Mais, par-dessus tout, les routes sont géniales et on peut y piloter une moto comme elle est supposée l'être.

Comme vous l’aurez deviné, j'ai adoré mon séjour à Milan, une fois de plus. C'est une ville sublime et animée. Magique! Et, cette année, un match de Coupe d'Europe entre le AC Milan et le Real de Madrid — deux des meilleurs clubs de foot du monde —, était disputé au stade San Siro pendant mon séjour. Que demander de mieux?

Quand on se promène dans les rues de Milan, les motos et les scooters sont partout. Ils dominent le trafic local. Et ils sont utilisés quotidiennement par des usagers de toutes origines sociales (on voit fréquemment des hommes et des femmes d'affaires circuler en deux roues motorisés, en costume ou en tailleur) et de tous âges, et ce, beau temps, mauvais temps. La majorité des scooters sont équipés de tabliers imperméables (pour protéger les jambes) et de manchons doublés (pour protéger les mains). Les pilotes sont parfaitement équipés pour combattre la pluie et le froid. Tout le contraire d'ici.

Et puis, il y a le salon EICMA (Esposizione internazionale del ciclo e motociclo). Si vous ne connaissez pas l'EICMA, il s'agit du plus important salon consacré aux cycles et aux motos au monde. Il est organisé à la Fiera Milano, à Rho, au nord-ouest de Milan. Imaginez un centre d'exposition tout neuf s'étalant sur près de deux kilomètres de long, avec une allée centrale bordée par une vingtaine de pavillons, chacun plus vaste que le Palais des Congrès de Montréal, dont une dizaine sont réservés uniquement à l'expo moto. Sept autres sont dévolus au « Moto Live », un espace participatif où l'on tient des essais routiers sur des parcours balisés et une multitude de démonstrations. On y retrouve même une piste de motcross où activités diverses et spectacles sont présentés pendant les cinq jours de l'exposition. Des dizaines de stands de restauration sont répartis sur le site, de même que des aires de repos et des bureaux de services destinés à renseigner les visiteurs. L'EICMA c'est énorme! Plus grand que nature.

Ajoutez à cela 45 708 exposants, dont près de 13 000 provenant de l'étranger, plus de 2 000 journalistes venus du monde entier et vous avez une petite idée de ce qu'EICMA représente. Sur la plupart des stands, vous découvrez des dizaines d'hôtesses charmantes — on est en Italie après tout — qui vous sourient avec grâce et vous font sentir comme si vous étiez un roi du pétrole, mais surtout des motos et des accessoires en abondance. Une variété de choix qui fait défaut de ce côté de l'Atlantique. Et qui justifie à elle seule le déplacement.

Si vous n'êtes pas encore convaincus de l'importance de l'EICMA, sachez que Silvio Berlusconi, le Président du Conseil de la République italienne — l'équivalent du premier ministre au Canada — accompagné de plusieurs ministres, était présent à la cérémonie d'ouverture du Salon. Je ne me souviens pas avoir vu Jean Charest ou un de ses prédécesseurs inaugurer le Salon de Montréal ou de Québec. Autres lieux, autres mœurs...



En 2010, le salon EICMA de Milan a battu des records d'assistance — les organisateurs annoncent plus de 500 000 visiteurs en cinq jours — et les constructeurs y ont présenté une foule de nouveautés et de prototypes. C'est de loin l'année la plus prolifique de la dernière décennie. Pourtant, un très petit nombre de ces machines seront importées au Canada, faute de débouchés suffisants, parait-il. À moins que ce ne soient les constructeurs qui font preuve de frilosité. Toujours est-il que cinq des huit motos dévoilées par Honda, dont la surprenante Crossrunner, ne viendront pas au pays. Ni la GSR750 de Suzuki, et encore moins la sublime MV Agusta F3 avec son tricylindre de 675 cc. Notre marché est trop petit et les customs y sont surreprésentées, ce qui nuit à l'essor des autres catégories de motos.

Pourtant, je me plais à rêver au jour où la moto prendra enfin la place qui lui est due au Canada. Au jour où nos dirigeants comprendront le rôle qu'elle peut jouer dans l'amélioration de la mobilité urbaine et de l'environnement. Au jour où nous pourrons rouler à l'Européenne, remonter les files de circulation et bénéficier de stationnements dédiés aux deux roues. Mais peut-être ne suis-je qu'un rêveur? Un rêveur qui commence à prendre de l'âge de surcroît. Ce qui ne m'empêche pas de vouloir décrocher la lune afin de vivre ma passion pleinement et permettre à d'autres d'en faire autant.

mercredi 15 août 2012

Enfin les vacances!

L'été est arrivé depuis peu. Et si ce n'est pas vraiment l'été, ça y ressemble assez pour que je décide de prendre le large. Car il est grandement temps d'en profiter. Les derniers mois ont été passablement chargés. J'ai passé trop de temps au bureau et pas assez sur les routes, même si, selon les standards du motocycliste lambda, j'ai beaucoup roulé. Depuis le début de l'année, j'ai parcouru environ 18 000 km, ce qui est pas mal dans les circonstances, surtout avec la température exécrable qu'on a eue en juin et en juillet. Pourtant, je suis en manque. J'ai passé trop de temps assis à l'ordinateur. À retranscrire mes émotions, mes impressions, mes connaissances. Mon dos n'est plus qu'une douleur vive. J'ai besoin de reprendre mon souffle. De vivre des aventures et des expériences originales. De renouveler ma passion au contact de panoramas inédits et grandioses (c'est du moins ce que j'espère), de routes de rêve et de gens inconnus. Au programme de ma cure de repos (façon de parler), trois semaines de balade en couple, avec armes et bagages, à la découverte de Kamouraska et du Bas-du-Fleuve, de la Gaspésie et de Charlevoix. Tout ça au guidon de la BMW K1300GT avec laquelle nous allons parcourir près de 8 000 km durant ce périple.

Bien que la moto soit un fantastique moyen de locomotion, un véhicule qui s'adapte à toutes nos sorties et qu'on apprécie au quotidien, il est, pour beaucoup de passionnés, synonyme de vacances, de voyages et d'aventures. De rêves aussi. Je suis persuadé que vous avez déjà éprouvé ce sentiment de plénitude à moto. Une sensation que l'on ne retrouve pas forcément lorsqu'on voyage en auto, en train, ou en bus. Quand on prend la route le matin de bonne heure, à la fraîche. Que le soleil qui se lève nous éblouit, nous enveloppe. Que la fraîcheur de l'air pénètre nos narines chargé de parfums délicats que l'on ne retrouve pas aux autres heures de la journée. Parfois, lors de ces instants magiques, je me dis que ça serait une belle journée pour mourir. Non pas que je sois dépressif, voire blasé de la vie. C'est juste qu'alors il semble difficile de dupliquer un moment d'une telle intensité. D'une telle pureté.

Quand la route défile devant nous, pleine de promesses, de surprises, que tous les éléments sont réunis pour nous permettre de vivre une expérience authentiquement mystique, que nous nous sentons en symbiose parfaite avec notre monture, notre environnement et les gens qui le peuplent, alors nous pouvons dire que nous avons vraiment de la chance de pouvoir vivre notre passion à ce niveau d'intensité.

Je vais donc tacher de faire le plein d'émotions, de souvenirs, d'images et de rencontres durant cette période, pour débuter la nouvelle saison en force, dès septembre. Recharger mes batteries, comme on dit couramment, afin de vous revenir reposé et plein de nouveaux projets. Car l'automne va être très occupé. En novembre, je participerai au Salon de Milan, afin de vous présenter les dernières nouveautés en exclusivité canadienne, et à plusieurs lancements de presse. En tout cas, je l'espère. En attendant, je vous souhaite une bonne fin d'été.

À bientôt!

samedi 3 mars 2012

Vive les salons!

Le Salon de la moto de Montréal vient de se terminer. Et avec lui la saison des expositions de motos. Dans mon cas, elle a commencé en novembre, à Milan. Le plus beau de tous salons à mon avis. Par sa taille, par le nombre d'exposants qui font le déplacement, par la multitude des produits qui y sont présentés, mais aussi en raison du fait qu'il se tient en Italie. Le pays de la Dolce Vita. De la bonne bouffe — pâtes, risotto, pizzas, tiramisu, tartuffos — et du farniente. Sans parler des bécanes de rêve réalisées par des artisans géniaux et passionnés. De vrais orfèvres spécialistes de la fibre de carbone, de l'aluminium taillé dans la masse et du titane.

Les salons internationaux comme Milan, Cologne ou Tokyo me fascinent. Pour un passionné de moto, c'est le paradis. Comme être enfermé dans une pâtisserie pour un enfant gourmand.

Pourtant, les salons régionaux ont du charme. Et celui de Montréal plus particulièrement, puisqu'il se tient dans ma cour. Si l'on n'y découvre plus de nouveautés depuis longtemps — Internet a annulé l'effet de surprise il y a belle lurette —, c'est une bonne occasion de retrouver des amis et de renouer contact avec de vieilles connaissances. Comme une espèce de réseau social à l'ancienne. Façon 20e siècle. Un Facebook «en vrai» où le virtuel cède le pas au réel. Où les poignées de main remplacent les «pokes». Où les discussions en «live» tiennent lieu de «chats». C'est un peu ringard, peut-être, mais c'est bon. Ça me rappelle le bon vieux temps. Celui où on se réunissait autour d'une table, entre potes, après une arsouille d'anthologie, pour discuter, siroter une bière et faire une bonne bouffe pour célébrer l'instant. En se disant qu'on avait eu chaud. Une fois de plus. Et que c'était bon d'être là. Ensemble.

Le salon devient alors lieu de rencontres et d'échanges. On s'y donne rendez-vous entre amis, entre membres d'une même association. On parle de ses projets. Des «rides» qu'on va faire ou de celles qu'on a faites l'an dernier. Pétage de broue et mauvaise foi sont de rigueur. Le salon c'est comme le bistrot du Joe Bar Team puissance 10. Et c'est le lieu où l'on donne le coup d'envoi de la saison.

J'aime les salons, vous l'aurez compris. Ils sont un moyen de célébrer la passion qui nous unit. Mais aussi réussis soient-ils, ils ne remplacent pas une sortie à moto. Ils ne sont qu'un paliatif. Un moyen de faire passer l'hiver. Et déjà les premières balades s'en viennent…

Au plaisir de vous croiser sur la route.

mardi 22 novembre 2011

La Panigale élue «plus belle moto du salon» à Milan




L’élection de « la plus belle moto du salon de Milan 2011 », organisée par nos confrères italiens de Motociclismo, a couronné la nouvelle Ducati 1199 Panigale.

Si le couronnement de la dernière Superbike de Bologne ne surprend personne, le score qu’elle a obtenue est quand même étonnant. La 1199 a recueilli 53,4% des suffrages. Elle devance très largement la MV Agusta F3 (17%) et la Husqvarna Nuda 900R (3%). Plus de 13 800 visiteurs passionnés ont déposé leur bulletin dans l’urne pour ce concours de beauté couru chaque année.

mercredi 21 septembre 2011

Journées mondiales Moto Guzzi 2011 : un succès pour les 90 ans de la marque


Près de 20 000 guzzistes venus des quatre coins du monde fêter le 90e anniversaire de la marque ont assisté aux Journées mondiales Moto Guzzi, du 16 au 18 septembre derniers à Mandello Del Lario.

Dans une atmosphère festive, ces amoureux du mythique bicylindre transversal originaires de 52 pays, (40% d'Italie et 60% de l'étranger) — dont certains sont venus d'aussi loin que l'Australie, le Canada, les États-Unis, le Mexique et même du Japon, sans oublier bien entendu un large contingent européen —, se sont retrouvés sur les rives du lac de Côme. Il s'agissait d'une affluence record, supérieure à celle de la précédente édition, tenue en 2007. 

À l'occasion de ces trois jours de célébration, ils ont pu essayer certains modèles de la gamme 2011 de l'Aigle de Mandello, visiter le musée Moto Guzzi ainsi que les chaînes d'assemblage, défiler en ville au guidon de leur bolide ou encore communier au son de la musique à l'occasion de concerts nocturnes. 

Même si l'histoire de la marque créée en 1912 par Emanuele Vittorio Parodi, son fils Giorgio et leur ami Carlo Guzzi a connu des hauts et des bas, Moto Guzzi a su traverser les ans avec fierté, grâce en partie à ces fidèles partisans. Et la rumeur veut que le constructeur de Mandello Del Lario nous réserve de belles surprises pour le prochain salon EICMA de Milan. Rendez-vous donc du 8 au 13 novembre prochains. Nous serons en direct!

mercredi 14 septembre 2011

Husqvarna Concept E-go


Depuis son rachat par BMW, Husqvarna ne cesse de présenter de nouveaux concepts.

Le E-go, le dernier en date, est un prototype de Supermotard électrique à vocation urbaine. Même si on ne parle pas encore de production à court terme de ce concept avant-gardiste au look inspiré, certaines solutions présentées sur le E-go pourraient se retrouver sur d'autres véhicules électriques de la marque. Ainsi, la fourche inversée dont les deux poteaux se retrouvent du même côté retient l'attention. Tout comme le bras oscillant monobranche et les magnifiques jantes à cinq rayons fins.

Le E-go est à mi-chemin entre une moto tout-terrain et un vélo fait le pont entre les Zero, la Quantya Strada 48 V 08 ou la KTM Freeride, autant de concepts de motos électriques d'inspiration hors route.

Fine et élancée, la E-go, dont la filiation esthétique avec la Husqvarna Nuda 900 présentée plus tôt cette saison est évidente, ne pèserait que 80 kilos. En ce qui concerne son groupe propulseur et son alimentation, aucune information technique n'a été révélée.

D'autres informations seront certainement révélées lors du salon de Milan, au début du mois de novembre. Nous y serons et nous vous tiendrons informés.