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jeudi 6 décembre 2012

Ça roule ma poule!*


Je mène une vie de bourlingueur. J'erre sur une route sans fin. Je ne sais pas vers quel pays, vers quelles rencontres, vers quelle utopie elle me mènera, mais je ne suis pas triste et je ne m'ennuie jamais**. Moi, je reviens toujours entre deux errances. Vers mon amour, mes amis et mes proches. Vers mon nid, aussi.

« Toi, tu fais la belle vie, chanceux! », me disent parfois certaines personnes sur un ton empreint de jalousie ou de reproche. Comme si le fait de vivre la vie que je me suis bâtie, au prix d'efforts et de sacrifices, leur rappelait les rêves qu'ils ont abandonnés, par conformisme, par carriérisme. À moins que ça ne soit par peur. Allez donc savoir. Pourtant, cette décision, ce sont eux qui l'ont prise, pas moi qui la leur ait imposée. Il n'y a donc pas raison d'être jaloux. Déçu, peut-être... et encore.

Mon but n'est pas de narguer qui que ce soit, ni de rendre mes amis envieux, bien au contraire. Je bouge par nécessité. C'est un besoin vital chez moi. J'ai des fourmis dans les pieds et dans la tête. Il faut que je m'évade, physiquement et mentalement. C'est comme ça depuis ma plus tendre enfance. Que voulez-vous que j'y fasse?

J'ai la bougeotte. Je suis un globe-trotter boulimique, affamé d'ailleurs J'accumule des kilomètres de réminiscences, de sensations, d'odeurs et de sons pour les graver ensuite dans les méandres de mon cerveau. Chaque voyage, chaque séance sur circuit imprimée dans mon cortex devient ainsi une entrée dans ma banque de données mémorielle. Je peux la parcourir à volonté quand je suis immobilisé en rade, en attente d'un horizon à découvrir, quand je tire sur mes chaînes virtuelles comme un bateau amarré au quai. Je veux que chacune de ces pérégrinations puisse me revenir à l'esprit en un clin d'œil, dans un claquement de doigts, même le jour où ma matière grise ne sera plus qu'un amas gélatineux sans trace d'hier, sans éclair de génie, une masse inerte de laquelle la passion et le plaisir seront effacés à jamais.

Plus les ans passent et plus je roule pour ne pas vieillir. Plus j'écris pour ne pas tomber en panne de remembrance. Pour ne pas me perdre dans le brouillard du vieillissement et de l'oubli. 

 

Je suis intimement convaincu que la moto est le véhicule idéal de l'évasion. D'abord, parce que l'on fait corps avec elle dans un ballet érotico-mécanique qui nous conduit à coup sûr à l'extase. Mais aussi parce que la moto est le seul moyen de transport qui me permette de voyager dans tous les sens du terme. De vivre la route avec intensité, tout en me promenant dans mes soliloques intérieurs. Mon esprit reste réceptif, mon corps est acteur et tous mes sens sont en alerte. Je vis chaque instant avec délectation et gourmandise, quelle que soit la durée du trip. L'évasion s'inscrit alors dans l'instant, pas dans la durée. Sinon, elle devient une fuite en avant… et ce n'est pas ce que je cherche.

Chaque particule de gomme qui reste collée à l'asphalte de mes déambulations est une parcelle de vie qui m'échappe. Néanmoins, elle laisse une trace indélébile de mon passage. Cette familiarité avec la route me permet de tutoyer tous les chemins que j'emprunte comme si je les connaissais intimement, d'appeler chaque gravillon par son prénom, de caresser chaque courbe de la pointe de la botte, pudiquement, mais avec tendresse. Et, jusqu'à présent, la route me le rend bien. Depuis des années, elle me conduit là où la flânerie est reine, là où la vitesse permet de ralentir le temps. Là où les montées d'adrénaline font passer la cocaïne pour de la petite bière.

Je n'ai jamais cru que la moto était le symbole de la liberté ou de l'indépendance comme beaucoup de motocyclistes le prétendent. D'abord, la moto est le véhicule le plus contraignant qui soit, celui qui nous rend le plus dépendants, en partie à cause de son appétit vorace en carburant et de son autonomie ridicule. Combien de montures tombent en panne sèche après seulement 200 km? Ces lacunes techniques nous obligent à planifier un parcours sur lequel on sait pouvoir trouver facilement le précieux carburant, à toute heure du jour ou de la nuit. En fait de liberté, on repassera.

De plus, à moto on est tributaire de la météo, plus qu'avec tout autre véhicule. Qu'il vente, qu'il pleuve, qu'il grêle ou qu'il neige et le plus idyllique des voyages se transforme alors en cauchemar. Même le soleil et la chaleur menacent notre plaisir par leurs excès. Pourtant, je reconnais le pouvoir d'évocation de la moto. Ce don particulier qu'elle a de transformer nos chaînes en voiles. Cette facilité à transmuter les aléas de la route en bonheur. L'un des plus beaux voyages que j'ai effectués récemment s'est déroulé sous des trombes d'eau et, malgré l'inconfort de la situation, j'ai vécu un moment magique.

Kilomètre après kilomètre, j'écris ma vie au plus-que-parfait, quelle que soit la monture, quel que soit le chemin. Et lorsque je fais une halte, c'est-à-dire que je pose mon casque, mon cuir et mes gants pour un moment, le temps de me reposer et de me ressourcer, je me prépare déjà à repartir vers un autre voyage, à vivre une autre histoire, à faire d'autres rencontres, à découvrir d'autres horizons. C'est un mouvement perpétuel. Un excellent remède contre le vieillissement de l'âme.

Il y a toujours des choses qu'on ne dit jamais, des sujets qu'on évite, par superstition, comme si le fait de ne pas les évoquer les éloignait de nous. Pourtant, j'espère secrètement que proches et amis me remettront sur la route lors de mon dernier voyage. Ça serait bien que l'un d'eux ait l'idée de conserver un peu de mes cendres dans un petit contenant, sorte d'amulette macabre, qui l'accompagnerait partout où il irait. Je n'ai pas envie de moisir au même endroit pour l'éternité. Avouez que ça serait un comble, pour un motard vagabond…

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* Ça roule ma poule est un des derniers livres écrits par Coluche
** Clin d'œil à Willie Lamothe (Mille après mille)

lundi 29 octobre 2012

Autres pays, autres mœurs!


Au Québec, la moto est une maîtresse encombrante — comme Julie Couillard pour Maxime Bernier — que l'on ne voit à la Une de l'actualité que pour les mauvaises raisons. La moto gène, indispose. Allez savoir pourquoi? Dire que le Québec et la moto ne vivent pas une grande histoire d'amour est un euphémisme. En fait, on a parfois l'impression que la Province nous ostracise. Sans raison. Sinon qu'on fait tache dans le décor. Et là, je ne parle pas des problèmes que nous rencontrons avec la SAAQ (permis, immatriculations, interdictions...) ou avec les forces policières (chasse aux sorcières, excès de zèle, répression...). Ces petits tracas font malheureusement partie de notre quotidien. Non, ce qui m'attriste, c'est la perception qu'ont de nous le public, les différents paliers de gouvernement et les médias généralistes.

En Italie, quand Valentino Rossi remporte son Grand Prix national, les habitants de Tavullia, sa ville natale, l'élisent «maire d'un jour» et le plus haut magistrat de la municipalité lui remet son écharpe en guise de remerciement. Quand il est couronné Champion du monde, c'est jour de liesse. Le village tout entier se réunit pour célébrer sa victoire : les fans, les commerçants, les élus, les mères de famille, les vieux du village, les enfants... Même les chiens sont de la fête. Pendant plusieurs jours, Tavullia a changé sa limitation de vitesse qui est passée de 50 km/h à 46 km/h (le numéro de Rossi) afin d'honorer l'enfant du pays. Tout le monde est fier de lui et qu'il soit motocycliste ne change rien à la reconnaissance qu'on lui témoigne. En Espagne, le roi Juan Carlos se déplace en personne au GP de Valencia pour assister à la course et encourager les pilotes locaux. À qui il rend visite dans leur garage, allant même jusqu'à leur serrer la main devant les caméras, comme s'ils étaient de vieux amis. Impensable chez nous! Lors des Jeux Olympiques de Pékin, le lutteur Indien Sushil Kumar s'est vu offrir une moto Royal Enfield par une des principales chaînes de télévision de son pays pour avoir obtenu la médaille de bronze en lutte libre, dans la catégorie des moins de 66 kg. Il faut dire que l'Inde, pays de plus d'un milliard d'habitants, n'a remporté que trois médailles lors de ces jeux, 1 en or et 2 en bronze. Aux États-Unis, Arnold Schwarzenegger, gouverneur de la Californie, se montre régulièrement en public à moto, sans que cela fasse scandale ou dérange le bon peuple. À Cologne, lors du salon Intermot, les représentants d'associations motocyclistes locales ont fait faire un tour de moto à leurs élus et aux personnalités invitées afin qu'ils prennent conscience des problèmes auxquels ils sont confrontés quotidiennement. La FEMA (Federation of European Motorcyclists’Associations) fait la même chose avec les députés européens, une fois par année. Les exemples de discrimination positive envers les motocyclistes ne manquent pas. Sauf au Québec.

J'aimerais qu'on m'explique enfin à quoi tient cette particularité québécoise (voire canadienne). Qu'on aille au-delà des clichés (motards criminalisés, bruit, vitesse...), lesquels affectent également les motocyclistes des autres pays, pour trouver les racines profondes de cette haine larvée envers les motocyclistes d'ici. Même si la «sécurite aiguë » frappe la plupart des pays industrialisés, je ne connais pas beaucoup d'exemples de pays, en dehors du Québec, où les autorités publiques tentent par tous les moyens de nous faire disparaître des routes à moyen terme. Car c'est bien de cela qu'il s'agit en ce moment. Arrêtons la langue de bois et appelons un chat, un chat.

Cette situation me fâche d'autant plus que nous ne cessons d'améliorer notre dossier de conduite, sans pour autant que le fait soit souligné par les autorités, voire récompensé. L'industrie et les motocyclistes dans leur ensemble se préoccupent de plus en plus de l'environnement, de la sécurité routière et font preuve de responsabilité citoyenne en se montrant respectueux des lois et règlements en vigueur. Ne parlons pas des rares exceptions pour une fois, voulez-vous! Les délinquants se retrouvent dans toutes les sphères d'activité et sur tous les véhicules, même en auto.

Ça fait des années qu'on nous demande de faire des efforts pour changer notre image et modifier nos comportements pour devenir plus acceptables socialement. Malgré cela, rien ne change. Ce qui me porte à penser que nous ne sommes peut-être pas le problème en fin de compte? Et si c'était à la société québécoise dans son ensemble de changer d'attitude? De faire preuve d'une plus grande ouverture d'esprit? D'un peu de tolérance? Car, aujourd'hui, le cliché qui veut que nous nous adonnions à notre passion parce que nous éprouvons un sentiment de liberté intense à moto ne tient plus. Jamais dans notre histoire, laquelle a quand même un peu plus de 100 ans, nous n'avons été autant brimés dans nos droits et dans notre liberté.

mardi 23 octobre 2012

Manif FFMC le 23 octobre contre le contrôle technique et pour la circulation interfiles

manifestation de la Fédération Française des Motards en Colère le 23 octobre 2010 contre le contrôle technique et pour la circulation interfiles. Venez nombreux

La Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) appelle à manifester le samedi 23 octobre prochain. La Fédé entend protester contre l’éventualité d’un contrôle technique qui toucherait les deux-roues motorisés (2RM). Cette mesure sans effets sur la sécurité routière pend pourtant au nez des motocyclistes européens.

Légalisation de la circulation interfiles. Autre motif de colère, la circulation interfiles en milieu urbain. Alors que la pratique est quotidienne sur les voies rapides congestionnées, le gouvernement ne veut pas entendre l’exigence de sécurité des usagers de la route vulnérables que sont les conducteurs de motos et de scooters.

Le gouvernement n’écoute pas les motards ! Circuler entre deux files de voitures à l’arrêt, cela reste interdit. Et les policiers ne se privent pas pour aligner les motards « contrevenants ». Mais la FFMC a expliqué à maintes reprises, aux fonctionnaires du ministère de l’Intérieur comme à ceux du secrétariat d’Etat aux Transports, que si elle restait interdite, cette pratique passée dans l’usage commun ne pourrait jamais être enseignée dans les auto comme dans les moto-écoles.

Les Motards en Colère ont notamment profité de la Concertation des 2RM, lancée par le gouvernement en 2009, pour faire entendre un point de vue qui semble d’une grande logique.

Des promesses, toujours des promesses… On leur a répondu par une « promesse de test sur la légalisation » (ouf…), qui n’a jamais été tenue ! A ce jour, des milliers de conducteurs risquent leur vie chaque matin en se rendant à leur travail. Et le gouvernement ne fait rien ! De quoi se mettre en colère, le 23 octobre prochain…
(source Nicolas Grumel/Motomag)
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Gironde

La FFMC-33 vous donne rendez-vous samedi 23 octobre à 14h00
Allées de Tourny, 33000 Bordeaux.


Faites suivre l’info à tous vos contacts motards, ça va chauffer !

BORDEAUX, 23/10/2010 à 14h30 :
plus de 1200 motos & scooters ont répondus présents pour manifester !
Merci pour votre mobilisation.

mercredi 3 octobre 2012

Brudelli 654L

Brudelli 654L
Depuis le succès du MP3 de Piaggio, les 3-roues semblent connaître un regain d’intérêt de par le monde… Brudeli choisit la voie du fun avec son 654L. Conçu à partir d’une KTM Supermoto 690 et capable de prendre 45 degrés d’angle, va y avoir du sport !
Brudeli Tech, jeune constructeur norvégien d’engins récréatifs, n’y va pas avec le dos de la cuillère avec ce nouveau Leanster (to lean siginifiant pencher en anglais). Le but avoué et revendiqué est de permettre à tout un chacun de prendre des angles de barbare sur tous terrains et en toutes situations. Spécialement ceux et celles où vous n’auriez sans doute pas osé le faire en moto !

Contrairement aux Piaggio MP3, Gilera Fuoco et – dans une moindre mesure – le Can-Am Spyder, la clientèle visée tient plus du motard en quête de nouvelles sensations fortes plutôt que de l’automobiliste cherchant une touche de fun en s’exposant le moins possible. Que l’on se comprenne bien : la rigueur et la stabilité du Brudeli 654L n’ont probablement rien à envier aux engins précédemment cités. Simplement, on a ici affaire à un trois-roues revendiquant un caractère explosif !

Quelle meilleure base pour s’amuser sur route, terre et neige que la référence du supermotard « routier », à savoir le dernier KTM 690 Supermoto ? Moteur, boîte de vitesse, bras oscillant, roue arrière, selle et feux sont en effet repris tels quels. Le châssis est, quant à lui, spécialement développé pour recevoir le système de roues avant inclinables.

Entièrement mécanique, il permet au pilote d’incliner les roues jusqu’à 45 degrés, valeur remarquable pour la catégorie et proche du maximum atteint en général sur route en moto – un pilote de MotoGP pouvant parfois dépasser les 60 . La motricité semble optimale pour passer les 63 chevaux (pour 238kg) du monocylindre autrichien sur tous les terrains, si l’on en croit la vidéo suivante d’un prototype sur base KTM 625 tournant sur piste de kart, terre et neige :




Le Brudelli 654L est d’ores et déjà homologué et disponible en Europe au prix de 21.000€. A noter que, bien que présenté comme un engin de loisirs par ses concepteurs, il est voulu comme un moyen de locomotion à part entière… son comportement à mi-chemin entre une moto et un quad, ainsi que ses 170 km/h en pointe devraient en faire quelque chose de fort convaincant sur route viroleuse.

Si vous êtes intéressés, vous pouvez contacter Brudeli à l’adresse suivante : brudelitech.com

Le Leanster 654L sera présenté au salon Intermot de Munich en octobre. L’écart entre ses roues étant visiblement supérieur à 46cm, il devrait être accessible aux possesseurs d’un permis B. (source crazymoto)

lundi 1 octobre 2012

Yamaha Tesseract

Présentée au Tokyo Motor Show en compagnie des Suzuki Crosscage et Biplane La Yamaha Tesseract cache sous une apparence aussi complexe que sa désignation, une moto hybride dotée d’un V-twin à explosion et d’un moteur électrique.
Un Hypercube est en géometrie une généralisation du cube aux dimensions supérieures à trois. Le tesseract est l’hypercube quadri-dimensionnel, impossible à représenter dans notre monde evidemment. Ce concept sied bien à cette moto que Yamaha à doté de quatre roues inclinables et verrouillables, à la manière du train avant d’un Piaggio MP3, de deux moteurs, et d’une plastique pour le moins surprenante à mi-chemin entre une R6 et une machine de cross, avec un petit air de Bimota Tesi 3D !

Peu de chance de découvrir un jour ce concept-bike Yamaha sur nos routes, même s’il reçoit un accueil très chaleureux, à mon humble avis.
(source CrazyMoto)

mercredi 19 septembre 2012

Des grosses cylindrées bientôt accessibles avec un permis B ?

FFMC Des grosses cylindrées bientôt accessibles avec un permis B
Après le Vespa, lancé en 1946, le constructeur italien Piaggio prépare une nouvelle révolution dans le monde des deux roues motorisés. Son nom est déjà bien connu puisqu’il s’agit de l’étrange scooter à trois roues commercialisé avec succès depuis 2006 sous l’appellation « MP3 ».

Accessible aux personnes titulaires du permis B depuis plus de deux ans, le MP3 version 125cm3 a séduit de nombreux automobilistes en alliant l’astucieuse praticité du deux roues et la stabilité rassurante du trois roues. Seule ombre au tableau, la puissance limitée de la petite cylindrée peinait à emmener les 200 kg de l’engin. Les automobilistes en mal de sensations devaient alors obtenir le permis A pour accéder aux cylindrées supérieures. Mais d’ici la fin de l’année 2008, les grosses cylindrées ne seront plus le monopole des motards. En écartant de 4 centimètres les deux roues avant de son MP3, Piaggio a fait passer ce dernier de la catégorie des deux roues motorisés à celle des tricycles à moteur, rendant ainsi les modèles de 250 et 400 cm3 accessibles aux détenteurs d’un permis B.

Comment est ce possible ?
L’arrêté du 2 mai 2003 relatif à la réception des deux roues motorisés prévoit en son article 3 que lorsque deux roues sont montées sur un même essieu et écartées de moins de 460 mm, elles sont considérées comme une roue unique et appelées roues jumelées. Jusqu’à aujourd’hui, les roues avant du MP3 étaient espacées de 420 mm et justifiaient son classement dans la catégorie des deux roues à moteur. Les modèles qui seront commercialisés en fin d’année n’auront plus de roues jumelées mais deux vraies roues, espacées de 460 mm. Ils seront donc considérés comme des tricycles à moteur.

Qu’est ce que ca change ?
L’article R221-7 du code de la route autorise les titulaires de permis A ou B à conduire un tricycle à moteur. Il ne s’agit plus ici d’autoriser les permis B à conduire un certain type de véhicule sous couvert d’une équivalence, comme c’est le cas pour les 125 cm3. La conduite des tricycles à moteur par un automobiliste est de plein droit. Pas besoin donc pour eux d’attendre d’avoir deux ans de permis B ou de satisfaire à l’obligation de 3 heures de formation prévue à partir de 2009.
On perçoit aisément le génie commercial et juridique du constructeur italien qui s’offre, via une simple modification technique, une nouvelle et juteuse part de marché.

Attendons nous donc à voir émerger d’ici peu une nouvelle catégorie d’usagers : les « tricyclomotoristes ». Reste à savoir comment les intégrer au sein de la fédé. Car ne l’oublions pas, la FFMC « fédère tous les usagers de deux et trois roues motorisés »…
(source FFMC, Actu nationale du 19 septembre 2008)

lundi 3 septembre 2012

Projet 3-4 roues inclinables Yamaha 2012 : Brevet


Après la moto à quatre roues, Yamaha reprend l’offensive avec ce brevet publié en juin 2011, présentant un véhicule inclinable plus évolutif. Ce brevet se « limite » cette fois-ci à une partie-cycle, pouvant aboutir à un véhicule de type moto (à enfourcher), comme de type scooter (les jambes du pilote n’étant pas séparées). Ce véhicule peut être équipé de trois ou quatre roues.

Assistance électronique à l'inclinaison
Cet engin se présente comme un berceau tubulaire sur lequel viennent se greffer les trains avant et arrière. La géométrie rappelle celle du concept Tesseract de 2007, notamment au niveau de la suspension, assurée par deux mono-amortisseurs. Ce que l’on ne voit pas sur les croquis, c’est l’électronique embarquée et sa batterie de calculateurs. Là où le Quadro 3D confie la gestion de l’inclinaison à un système purement hydraulique, le brevet Yamaha fait le pari de l’électronique.

Vitesse, accélération et vitesse angulaire sont prises en compte pour calculer l’angle idéal, et la résistance à l’inclinaison opposée par le véhicule. C’est un circuit hydraulique, contrôlé par un calculateur, qui assure le dosage de cette résistance. En gros, nous avons là une sorte d’assistance à la prise d’angle, et au retour en position verticale. Le système est destiné à faciliter la conduite en réduisant l’effort demandé au pilote pour prendre de l’angle ou relever la machine.
Du coup, cela peut aussi faire office de garde-fou, empêchant un angle excessif par exemple. Le futur 3-roues devrait donc être non seulement plus sûr, mais aussi d’une grande facilité de prise en main. En effet, l’ennemi des plus de deux roues c’est leur poids, lequel nécessite un peu d’habitude pour faire virevolter l’engin à sa guise.

Nouveautés pour 2012 ?
Même si le brevet revendique des solutions techniques peu coûteuses à industrialiser, un tel engin vise clairement le haut de gamme. Si l’on voit mal sur les croquis comment un scooter pourrait découler d’une telle étude (le cadre paraît fermé), cela permet à Yamaha de ne pas dévoiler ses plans. En effet, la bataille des brevets 3-4 roues commence à faire rage. Fort de son image de marque en mobilité urbaine, avec ses T-Max et X-Max, Yamaha ne peut cependant manquer le coche. Le projet serait déjà dans les cartons, puisque la marque serait sur le point de lancer deux nouveautés majeures en 2012.

La marque exploiterait donc à fond l’argument sécuritaire des 3-4 roues avec une machine équipée d’un arsenal électronique qui n’est pas sans rappeler les systèmes automobiles type ESP (contrôle de trajectoire). Ce positionnement très haut de gamme ne devrait pas être rédhibitoire, dans la mesure où ce segment est déjà ainsi orienté. Ce qui ne nous interdit pas d’espérer pour le futur une déclinaison plus démocratique du concept, moins « high tech ». L’assistance électronique pourrait être proposée en option, par exemple, à l’image de ce qui se fait chez certains constructeurs de motos (cf. Aprilia et son APRC). (source Scooter-infos)

dimanche 29 juillet 2012

La guerre au bruit est ouverte!

La municipalité de Saint-André-d'Argenteuil vient de mettre sur pied un projet pilote intéressant visant à réduire la pollution sonore, principalement celle causée par les motos bruyantes. Une nouvelle signalisation routière a été créée à cette fin. Elle vise à sensibiliser les motocyclistes à la problématique des nuisances sonores.

Saint-André-d'Argenteuil est traversée par la Route du Long-Sault (344), une des plus belles routes panoramiques du Québec qu'empruntent des milliers de motocyclistes durant les périodes touristiques. Au fil des ans, le bruit émis par certaines motos équipées de silencieux non conformes est devenu un irritant majeur pour les résidents de cette municipalité dont la tranquillité est perturbée presque quotidiennement.

Saint-André-d'Argenteuil s’est associée à différents partenaires d’importance afin d’établir des outils de sensibilisation à la pollution sonore. Parmi ceux-ci, notons le Comité d’Action Politique Motocycliste (CAPM), la Fédération Motocycliste du Québec (FQM), la Sûreté du Québec (SQ), le ministère des Transports du Québec (MTQ), la Société de l’Assurance Automobile du Québec (SAAQ) et Speed Trix (fabricant de motocyclettes personnalisées).

Selon Daniel Beaulieu, maire de Saint-André-d'Argenteuil, l'initiative, si elle est couronnée de succès, pourrait être étendue à d'autres municipalités du Québec. Une information que confirment également le CAPM et le ministère des Transports du Québec.

La guerre au bruit doit être menée avec fermeté afin d'éviter que la réponse des autorités publiques ne s'appuie sur la répression et que notre image auprès du grand public ne soit définitivement ternie. Cette initiative intéressante et concertée mérite donc qu'on la soutienne en réduisant, chacun à notre niveau, nos émissions sonores. Pour cela, il suffit d'équiper nos motos de silencieux conformes, dans un premier temps, et d'adopter une conduite responsable en ville ou dans les zones touristiques. Il en va de notre survie!

samedi 7 juillet 2012

Des voyages et du rêve


Si vous lisez ce billet, c'est un peu grâce à Anne, une amie de Dijon, en France. En effet, elle a eu la présence d'esprit de m'envoyer un courriel pour se plaindre de mon manque d'assiduité au clavier depuis quelque temps. Et réclamer sa dose d'évasion. Car, et je l'avais un peu oublié dernièrement, un journaliste n'écrit pas pour lui, mais pour ses lecteurs. Il n'écrit pas seulement quand ça lui fait envie, mais régulièrement, selon un horaire dont les échéances sont fixées arbitrairement par le média qui l'emploie. Dans mon cas, mon blogue est habituellement mis à jour mensuellement. Et là, j'ai laissé passer deux mois sans écrire le moindre mot. Vous avouerez qu'un blogue muet, c'est un comble! Surtout que, comme le disait Coluche «ce n'est pas parce qu'on n’a rien à dire qu'on doit fermer sa gueule!»

À ma décharge, je pourrais arguer que j'ai du boulot par-dessus la tête depuis le mois de mai. Que je dois faire mille choses, certaines contre mon gré, et que le coeur n'y est pas toujours. Et là, je ne parle pas de mon site (motoplus.ca) qui, bien qu'il me tienne très occupé, me permet de faire ce que j'aime le plus au monde. C'est-à-dire parler de moto avec vous, sur une base presque quotidienne. Avec plaisir et passion.

Au début du mois de juin, j'ai passé une quinzaine de jours en France, pour assister aux Coupes moto Légende, à Dijon, rendre visite à mes frères, à ma sœur et à mes amis, mais surtout pour participer à un voyage de rêve dans la Drôme, un département magnifique qui tient une place particulière dans mon cœur.

L'article que j'ai réalisé pour motoplus.ca à la suite de ce séjour vient tout juste d'être mis en ligne et vous pouvez le consulter à l'adresse http://www.motoplus.ca/voy-Drome09.html. En seulement 24 heures, il a déjà reçu plusieurs centaines de visites et figure au cinquième rang des articles les plus lus sur motoplus.ca. Pas mal, vous en conviendrez...

Personnellement, je n'en reviens pas. Qu'un article de voyage génère plus de trafic que l'essai d'une nouvelle moto me surprend un peu. En fait, je ne devrais pas être étonné. Car, le but d'une histoire de voyage est plus de faire rêver le lecteur que de l'informer réellement. De toute façon, les chances qu'il efectue, à son tour, le même voyage, sont souvent minces. Ce qui compte vraiment est résumé dans le mot que m'a envoyé Anne: «La spectatrice assidue que je suis devenue se sent un peu frustrée, regard fixé trop souvent hélas sur un horizon bien court! À quand de nouveaux voyages? À très bientôt peut-être, bon vent sur ton bolide, pour le bonheur de nos regards curieux!»

En dehors du fait que ce message était bien écrit et qu'il a flatté mon égo, le temps de sa lecture, il m'a surtout rappelé mes obligations envers vous. J'essaierai donc d'être plus assidu à l'avenir.

«En espérant vous avoir manqué grave!».


Salut à toi (clin d'œil), mon ami Pierrot...

mardi 3 juillet 2012

Compresser le temps

Votre serviteur à la California Superbike School — Las Vegas, Nevada — Novembre 2010

À motoplus.ca, le mois de juillet est l'un des plus occupés de la saison. Entre les essais, les séances de photo, les événements à couvrir et la planification de la prochaine saison — laquelle approche déjà à grands pas si l'on se fie aux rumeurs qui commencent à circuler sur Internet —, nous n'avons pas un instant pour nous. Je ne m'en plains pas, c'est la vie que j'ai choisie et je l'aime comme ça.


Pourtant, cette année, je devrais aménager cet horaire déjà chargé pour y loger quelques journées de roulage sur piste, un cours de deux jours à la California Superbike School où je vais tenter de compléter les niveaux 3 et 4, un voyage express dans le Bas du Fleuve pour un essai exclusif avec un lecteur désigné par le sort et quelques allers et retours entre Montréal et Toronto. Sans oublier les impondérables qui ne manqueront pas de surgir au moment le moins opportun.


Cependant, j'espère que le temps est élastique, voire compressible, car j'attends la visite d'un ami de France et de sa famille. Et j'ai bien l'intention de passer un maximum de temps avec eux. Suffisamment en tout cas pour leur faire découvrir le Québec. Et profiter de leur présence autant que je le pourrais.


Cette année, l'été sera court — il s'agit d'une lapalissade, au Québec —, mais intense. Il va donc falloir tenter d'en tirer le meilleur. Et compresser le plus d'activités possible dans chaque journée. À moins de rallonger les jours. Ce qui n'est pas gagné d'avance.


Le compte à rebours est lancé! Heureusement, je pourrais me reposer à la fin août, pendant mes vacances... Et faire de la moto, par plaisir pur. Sans horaire, ni contrainte. J'ai hâte!

dimanche 1 juillet 2012

A3W

Le designer français Julien Rondino semble trouver que la moto, telle que la majorité d’entre nous la conçoivent encore, c’est-à-dire à deux roues, est trop instable. Notamment parce qu’elle propose « beaucoup de puissance pour peu de contact au sol ». Il a donc imaginé un nouveau concept de moto à trois roues : la Motiv 3 Wheels Axial.
Les trois roues alignées de l’engin sont censées repousser les limites d’adhérence. La roue avant est directrice, la roue centrale motrice et la roue arrière stabilisatrice. Cette dernière se déporte pour compenser la prise d’angle.

Pour le moteur, Julien Rondino a envisagé d’utiliser le V-twin LC8 de chez KTM, qui permettrait à la moto de rester assez étroite. Le châssis serait constitué en fonte d’aluminium faisant office de carter de boîte et d’embrayage.
La roue arrière fait appel à un moyeu issu de l’automobile (directionnel à rappel hydraulique) qui, outre le gain supposé de stabilité, lui permettrait « d’être à l’aise dans les petits virages aussi bien que dans les grandes courbes rapides ». Pour les manœuvres en ville, en revanche, ça risque d’être moins évident : avec ses 2,20 mètres de longueur, la machine égale un T-Max, mais reste à vérifier que la troisième roue n’entache pas la maniabilité…

Sur le papier, l’idée est intéressante. Admettons tout de même que les affirmations du designer ne suffisent pas à convaincre tout le monde à Moto Mag. Pas plus que la vidéo supposée démontrer les avantages de la bête. On l’essaierait bien pour juger en toute objectivité, mais le créateur en est encore au stade de la recherche de finances pour soutenir son projet. Avis aux amateurs !
(Source : MotoMag)

Le site de Julien Rondino : http://www.julienrondino.com/



samedi 26 mai 2012

Yamaha TD4M 900 : Une moto 4 roues pour 2012 ?

Yamaha TD4M 900 : Une moto 4 roues pour 2012 ?
L'innovation en matière de mobilité urbaine n'est plus la chasse gardée de l'industrie 2-roues européennes. Même si Piaggio et Quadro ont jusqu'à deux trains d'avance, Yamaha prépare sa riposte avec un engin qui relègue le TMax au rang de petite cylindrée poussive. 4 roues, inclinable en virage, 2 cylindres, au moins 900 cm3, double transmission par cardan, étriers de frein à 6 pistons et fixations radiales, etc. Vu la précision des illustrations qui accompagnent le brevet sur lequel nous avons mis la main, la firme japonaise doit déjà travailler à la mise en production de ce " 4Max "

Yamaha " 4 Max " : la TDM 900 à quatre roues
Les plus attentifs auront immédiatement reconnu le bicylindre en ligne de la TDM 900 ainsi que le cadre périmétrique dont la colonne de direction est remplacée par un treillis en aluminium moulé. La direction est assurée par un jeu de biellettes et la suspension est confiée à un système à parallélogramme déformable. D'une manière générale, on retrouve ici la technologie dévoilée dès 2007 sur le concept Tesseract. Mais dans le document publié aux USA en début d'année, la conception semble plus rationnelle.

En effet, la double transmission à cardan est maintenant située à l'extérieur des roues arrière de même que les monobras du train avant. Une configuration qui présente a priori le double avantage de limiter la largeur maximale de l'ensemble à celle du guidon et d'accroître la vivacité grâce à une voie étroite. En revanche, la stabilité sera évidemment supérieure à celle d'une moto ou d'un scooter traditionnel, ce qui permettra à Yamaha de jouer la carte de la sécurité.

Accessible avec le permis auto !
A priori, un tel véhicule devrait être homologué en tenant compte de sa configuration quadricyle. Les futurs utilisateurs ne seraient alors pas soumis à la législation spécifique aux motos et aux scooters. Dès 18 ans, il serait donc à la portée de l'ensemble des titulaires du permis auto. Incroyable ? Aberrant ? Pas nécessairement. D'une part, le tarif devrait logiquement se situer autour des 15 000 euros. Ce qui ne mettrait pas ce 4-roues inclinable à la portée des jeunes conducteurs.

D'autre part, l'expérience du Piaggio MP3 LT a démontré que l'immense majorité de la clientèle de tels machines était composée d'ex-utilisateurs de scooter et de moto expérimentés et les assurances n'ont pas fait ressortir un risque particulier concernant les propriétaires de Can-Am. Forts de cette expérience, les dirigeants de la marque nippone pourrait nous réserver une grosse surprise à l'occasion du prochain salon de Milan. (Souce Scooter-Infos)

mercredi 16 mai 2012

18 Juin 2011 | Mobilisation générale

Trop... c'est trop !  La révolution est en marche... Appel à manifester le 18 juin 2011 pour la défense de nos droits à tous ! "Pour améliorer notre sécurité, le CISR propose d’agrandir nos plaques d’immatriculation et de nous peindre en jaune fluo. Le message passe clairement : nous sommes les seuls responsables de notre accidentalité, délinquants en puissance et invisibles dans la circulation. Si les autres usagers ne nous voient pas c’est donc notre faute, nous n’avons qu’à rouler moins vite.

30 ans de recul. Gérondeau et Giscard sont de retour. Comment accepter cela ?

Tant qu’à être responsables, autant être coupables !

Nous appelons donc les usagers de la route à résister à cette politique de Sécurité Routière qui stigmatise les citoyens et ignore la prévention, la sensibilisation, la formation au profit de l’unique répression.

Nous appelons les motards à désobéïr : nous ne porterons pas de gilet jaune ! Il ne nous protègera de rien.

Et nous continuons notre combat pour une reconnaissance des spécificités du 2&3RM.

Le 18 juin, nous appelons TOUS les usagers de la route qui se sentent concernés par ces propositions imbéciles à nous rejoindre lors des Manifestations qui seront organisées par nos antennes locales partout en France.

Et d’ici là, nous appelons toutes les antennes locales de la FFMC à se mobiliser et à résister en démontrant aux Pouvoirs Publics que le 2 & 3RM n’est pas un problème mais une solution !

Une fois de plus, nous ne sommes pas écoutés alors nous allons nous faire entendre."


Le Bureau National de la FFMC.

vendredi 11 mai 2012

Un CISR d’urgence… pour des mesures rétrogrades et inadaptées.

Convoqué pour un Conseil Interministériel de la Sécurité Routière, le gouvernement a promis d’avancer pour la sécurité des usagers de la route, notamment les plus vulnérables. En pratique, les mesures proposées sont, une fois de plus, complètement à côté de la plaque, ignorant la réalité de terrain et l’ensemble des travaux et concertations de ces dernières années.

Vitesse, vitesse, vitesse Sans surprise, bien des mesures concernent la vitesse : fin des avertisseurs de radar et des panneaux, amendes plus lourdes et modulables selon la période… Alors qu’on sait que les grands excès de vitesse ne représentent qu’une part infime des infractions, que la plupart des accidents ont lieu à basse vitesse, et que l’hypovigilance reste une cause majeure. Même à 30 km/h, un conducteur inattentif peut tuer.

Attention devant ! La vigilance, parlons-en. Les amendes pour téléphone au volant et utilisation d’appareils détournant l’attention seront augmentées… pas mal. Mais toujours pas un mot ni la moindre campagne d’information sur le fait qu’avoir le téléphone en main-libre est tout aussi dangereux, et que les premiers à en pâtir sont les deux-roues, dont la majorité des accidents sont causés par des défauts d’attention des automobilistes.

Et les deux-roues ? Renforcer leur « visibilité » en les transformant en arbre de noël, et agrandir leur plaque d’immatriculation, voilà les propositions faites… Pour servir d’aérofrein et qu’ils aillent moins vite ? Il existe déjà pléthore de réglementations sur le sujet. A quand une réelle prise en compte dans les infrastructures, des incitations sérieuses à porter un équipement de sécurité, et surtout des actions en direction de l’ensemble des usagers de la route pour un meilleur partage ?

Beaucoup de bruit pour rien Au final toujours les mêmes vieilles recettes, les mêmes diabolisation et déresponsabilisation des conducteurs, une surenchère réglementaire inefficace et qui va à l’encontre des mesures de nos voisins européens qui obtiennent de meilleurs résultats. Il serait temps que les élus et ministres fassent preuve d’un réel courage politique et entendent les usagers plutôt que des chiffres jetés hors contexte.

Après deux années d’une inutile concertation, la FFMC appelle l’ensemble des usagers de la route, casqués ou non, à leur rappeler en 2012 et à exprimer d’ici là, dans la rue, leur ras-le-bol du tout répressif.

APPEL A MANIFESTER A TOUS LES USAGERS DE LA ROUTE LE 18 JUIN

Lors du dernier CISR, le gouvernement a une fois de plus démontré son incompétence et son mépris des usagers de la route. Quelques mesurettes sans effet, et beaucoup de nouvelles occasions de verbaliser, verbaliser, verbaliser…

Pour la prévention, la formation, la prise en compte des usagers vulnérables, on repassera ! Ou plutôt, on passera en force.

La FFMC, l’ensemble de ses antennes et structures, appellent à une journée de mobilisation nationale le samedi 18 juin, dans toute la France.

Tous les usagers de la route étant concernés, TOUS les conducteurs sont invités à nous rejoindre pour une mobilisation massive des usagers, arrêtons de nous faire tondre sans rien dire !

Cette fois, nous ne serons pas seuls à montrer notre colère et à nous élever contre les politiques : d’autres associations d’usagers souhaitent aussi montrer leur indignation, et se proposent de nous rejoindre à cette grande manifestation de citoyens excédés.

La liste des associations participantes (automobiles, poids-lourds, cyclos, loisirs verts…) sera communiquée prochainement.

D’ici là, il faut maintenir la pression, d’autres rassemblements et actions sont prévus :

Dès ce week-end avec le GP de France, le 18 mai avec les fabriquant d’avertisseurs, le week-end du 28-29 mai avec les Coupes Moto Légendes, et sûrement bien d’autres…

Profitons de nos convergences pour créer un mouvement massif le 18 juin. Imaginez dans toutes les villes d’immenses cortèges cyclo, moto, voitures, poids-lourds, tous unis contre ce gouvernement autiste, ça aurait de la gueule. On compte sur vous…

Plus d’info très prochainement...
(Source Fédération Française des Motards en Colère)

samedi 3 mars 2012

Vive les salons!

Le Salon de la moto de Montréal vient de se terminer. Et avec lui la saison des expositions de motos. Dans mon cas, elle a commencé en novembre, à Milan. Le plus beau de tous salons à mon avis. Par sa taille, par le nombre d'exposants qui font le déplacement, par la multitude des produits qui y sont présentés, mais aussi en raison du fait qu'il se tient en Italie. Le pays de la Dolce Vita. De la bonne bouffe — pâtes, risotto, pizzas, tiramisu, tartuffos — et du farniente. Sans parler des bécanes de rêve réalisées par des artisans géniaux et passionnés. De vrais orfèvres spécialistes de la fibre de carbone, de l'aluminium taillé dans la masse et du titane.

Les salons internationaux comme Milan, Cologne ou Tokyo me fascinent. Pour un passionné de moto, c'est le paradis. Comme être enfermé dans une pâtisserie pour un enfant gourmand.

Pourtant, les salons régionaux ont du charme. Et celui de Montréal plus particulièrement, puisqu'il se tient dans ma cour. Si l'on n'y découvre plus de nouveautés depuis longtemps — Internet a annulé l'effet de surprise il y a belle lurette —, c'est une bonne occasion de retrouver des amis et de renouer contact avec de vieilles connaissances. Comme une espèce de réseau social à l'ancienne. Façon 20e siècle. Un Facebook «en vrai» où le virtuel cède le pas au réel. Où les poignées de main remplacent les «pokes». Où les discussions en «live» tiennent lieu de «chats». C'est un peu ringard, peut-être, mais c'est bon. Ça me rappelle le bon vieux temps. Celui où on se réunissait autour d'une table, entre potes, après une arsouille d'anthologie, pour discuter, siroter une bière et faire une bonne bouffe pour célébrer l'instant. En se disant qu'on avait eu chaud. Une fois de plus. Et que c'était bon d'être là. Ensemble.

Le salon devient alors lieu de rencontres et d'échanges. On s'y donne rendez-vous entre amis, entre membres d'une même association. On parle de ses projets. Des «rides» qu'on va faire ou de celles qu'on a faites l'an dernier. Pétage de broue et mauvaise foi sont de rigueur. Le salon c'est comme le bistrot du Joe Bar Team puissance 10. Et c'est le lieu où l'on donne le coup d'envoi de la saison.

J'aime les salons, vous l'aurez compris. Ils sont un moyen de célébrer la passion qui nous unit. Mais aussi réussis soient-ils, ils ne remplacent pas une sortie à moto. Ils ne sont qu'un paliatif. Un moyen de faire passer l'hiver. Et déjà les premières balades s'en viennent…

Au plaisir de vous croiser sur la route.

vendredi 2 mars 2012

Can Am Spyder

Can-Am Spyder: Un hybride original !
L’allure du roadster Can-Am Spyder RS est tout simplement spectaculaire. Et l’expérience de conduite qu’il procure l’est tout autant. Vous accélérez, il s'élance. Vous tournez le guidon, il réagit et s’adapte au virage. Avec son puissant moteur Rotax® 990 bicylindre en V et sa géométrie révolutionnaire à trois points d’appui avec la route, le roadster Can-Am Spyder RS offre une nouvelle sensation de liberté incomparable. Et cela, dès que vous sortez de la cour.

le Spyder ne se classe définitivement dans rien d'existant sur le marché, prenant les avantages et les inconvénients de tout ce qui roule actuellement. Mais où un maître mot veut dominer : celui du fun.




lundi 27 février 2012

Ducati 3 roues sur base de Desmosedici

C’est le concept que propose Nicolas Petit sur son blog petit-motorcycle-creation.over-blog.com

Plus bodybuildé et sexy qu’un Can-Am Spyder de Bombardier, certainement plus rassurant et sécurisant qu’un Ducati Desmosedici , on se prend à rêver pouvoir tourner la clé de ce magnifique concept.


Ducati 3 roues sur base de Desmosedici

Ce projet est un mix entre une moto Gp et un street Quad. Dans le respect de l’esprit moto on y verra plus un coté Atv ou side-car dépouillé, plutôt qu’un Cam Am spyder ou un quad GG aux roues provenant du milieu automobile.
La base est une Desmosedici dépourvu de sa fourche , l’arrière est lui légèrement restylé. Le train avant de type Atv est greffé directement sur le châssis moteur, simple et efficace , spartiate et léger.

Ducati 3 roues sur base de Desmosedici

N’hésitez pas à visiter le blog de Nicolas Petit qui regorge de croquis et montages interressants :

http://petit-motorcycle-creation.over-blog.com


Ducati 3 roues sur base de Desmosedici par Nicolas Petit

samedi 25 février 2012

Julie, tu charries un pneu!

Depuis quelques jours, la température s'adoucit, la neige fond, à tout le moins sur les grandes routes urbaines et périurbaines. L'asphalte s'assèche et fait monter en nous l'irrésistible envie de rouler. Pourtant, je ne saurais trop vous conseiller de patienter jusqu'au 16 mars avant de succomber à vos bas instincts. Même si les routes devenaient soudainement tout à fait praticables.

Je dis «bas instincts» à dessein, car, selon les termes de la nouvelle loi sur l'obligation d'installer des pneus d'hiver sur les véhicules de promenade entre le 15 décembre et le 15 mars, les motos sont chassées des routes durant cette période. Rendues illégales. Pour la simple et bonne raison qu'il n'existe pas de pneus d'hiver pour les motos, pour l'instant. Je sais que beaucoup d'entre vous tombent des nues en lisant ceci. C'est complètement ubuesque. Mais ça se passe ici, chez nous. Et nulle part ailleurs. Les libéraux peuvent se vanter d'avoir réalisé la société distincte — à ce chapitre en tout cas —, chère aux péquistes.

Et, une fois de plus, nous devons cette loi loufoque à Julie Boulet, «La pharmacienne de St-Tite», députée de Laviolette et, malheureusement pour nous, ministre des Transports. Il faudrait réfléchir un peu plus sérieusement quand vient le temps de voter... Surtout quand on commet deux fois d'affilée la même erreur. Mais ça, c'est une autre histoire. Une que je vous raconterai un autre jour...

Même si on limitait l'application de cette loi aux autos et aux camions, elle ne tiendrait pas vraiment la route. À moins d'affirmer une volonté délibérée d'enrichir les manufacturiers de pneus et les propriétaires de garage, on ne voit pas vraiment la nécessité d'un tel règlement. D'autant qu'une vaste majorité d'automobilistes québécois, en ville comme en campagne, utilisaient déjà des pneus d'hiver. Si l'enfer est pavé de bonnes intentions, les routes du Québec sont pavées de mauvaises dispositions.

Qui plus est, les statistiques officielles de la SAAQ ne démontrent aucune hécatombe motocycliste durant cette période de l'année. Et ce, depuis des lustres. Si Mme Boulet cherche à nous protéger de nous-mêmes à tout prix — comme si on était assez stupides pour rouler sur des routes glacées —, pourquoi a-t-elle pris la peine de prévoir une exemption dans le règlement pour les motos de police? La vie des policiers à moto vaut-elle moins que celle du citoyen lambda (S.V.P., ne répondez pas à cette question purement rhétorique) pour que la ministre les autorise à prendre des risques indus — c'est-à-dire se servir de leur jugement, ce qu'elle nous refuse — au péril de leur vie? Si c'est le cas, elle fait preuve d'un cynisme sans bornes.

Au cours des dernières semaines, plusieurs motocyclistes téméraires — ou devrait-on dire des délinquants notoires? — ont goûté à la médecine de «La pharmacienne de St-Tite» et ont reçu des contraventions allant de 100$ à 200$ selon les rumeurs pour avoir osé rouler — ô crime odieux — sur nos routes durant la période bannie.

Si vous êtes dans ce cas-là, je vous conseille de contacter le Comité d'action politique motocycliste (CAPM) au 514-253-2276 ou encore S.O.S. Ticket (service payant) et de leur fait part de votre mésaventure. Car il semblerait, selon Me Éric Lamontagne, avocat en chef de S.O.S. Ticket, qu'il soit possible de contester avec succès ces billets d'infraction. En effet, bien que le ministère des Transports affirme que les motos sont assujetties aux mêmes règles que les voitures, dans l'article 440.1. le Code de la sécurité routière (CSR) définit les véhicules de promenade comme des véhicules automobiles et ne fait nullement mention des motos... On pourrait donc plaider que celles-ci ne sont pas incluses dans les véhicules de promenade au sens strict du Code de la sécurité routière.

Comment en est-on arrivé à de telles inepties? N'y a-t-il personne au gouvernement qui soit suffisamment intelligent ou influent pour mettre un frein à la mégalomanie de Julie? À sa boulimie réglementaire? À sa crise de «sécurite» aigue? J'ai hâte de voir la réaction des juges qui vont devoir statuer en cas de contestation. Ça risque de valoir le déplacement.

Tout ça me rappelle une citation fort à propos d'Arthur Adamov, un des initiateurs du Théâtre de l'absurde : «L'homme ne saurait connaître la loi, mesurer ses limites, qu'en passant outre.» Voilà qui mérite réflexion. Et nous fournit une voie à explorer si on veut contester ce règlement stupide. Entre le 15 décembre 2009 et le 15 mars 2010?

lundi 13 février 2012

Rien ne va plus!

Jusqu'à tout récemment, j'avais confiance dans les institutions et je pensais que nos élus travaillaient au bien-être général de la société. Qu'il s'agissait de gens foncièrement honnêtes et intègres qui, comme les fonctionnaires qu'ils nomment ou engagent, respectaient les lois et le processus démocratique grâce auquel ils ont été portés au pouvoir.

Aujourd'hui, je me questionne. Je voudrais toujours être légaliste et optimiste, mais divers événements, comme les déboires financiers de la Caisse de dépôt et placement du Québec ou les malversations de certains courtiers — les affaires Jérôme Kerviel (Société Générale) et Bernard Madoff (Wall Street) ont révélé des pratiques frauduleuses de très grande envergure et mis en lumière les failles d'un système que l'on croyait à toute épreuve —, me plongent dans un cynisme qui ne m'est pas coutumier. Elles montrent que ces gens qui ne rendent de comptes à personne et ne peuvent être tenus responsables de leurs erreurs sont éminemment dangereux. D'autant qu'aucun système de prévention ne semble avoir été mis en place pour les empêcher de nuire au bien public.

Mais c'est le scandale des feux de circulation truqués en Italie qui a achevé d'enfoncer le clou dans le cercueil de mes illusions. Que des élus municipaux, des administrateurs publics, des policiers et des juges puissent sciemment mettre en place un système d'extorsion caractérisé des usagers de la route, au mépris des lois qu'ils promulguent ou qu'ils sont chargés de faire respecter, me révolte au plus haut point. Je veux bien reconnaître que ça ne se passe pas chez nous, mais dans un pays où la corruption et la magouille sont monnaie courante. Pourtant, le fait est révélateur de la perversion d'un système mondial qui soutient l'industrie mondiale à grand renfort de milliards et met des millions de travailleurs en faillite. Qui fait financer l'incompétence des ténors de la grande industrie et de la haute finance internationale — ses plus ardents défenseurs — par les sans-le-sou qui souffrent le plus de cette situation dont ils ne sont malheureusement pas responsables. Quand on en vient à émettre plus de 100 000 contraventions illégales qui auraient fait rentrer plus de 130 millions d'euros (environ 200 millions de dollars) dans les caisses des villes scélérates, on doit être considéré comme un bandit de grand chemin. Et puni comme tel. J'ai hâte de voir si la justice italienne va avoir le courage de punir certains de ses membres. Franchement, j'en doute.

Ici, les mauvais investissements de la Caisse de dépôt et placement du Québec vont priver les contribuables québécois de près de 38 milliards de dollars. «C'est pas des peanuts!» comme on dit couramment. Un bas de laine que les travailleurs de la Belle Province ont constitué à force de sacrifices et de contributions — pas toujours volontaires — pour assurer leur retraite et financer leurs services sociaux. Aujourd'hui, ceux qui approchent de leur retraite ne savent pas s'ils pourront jouir du revenu de leurs épargnes... et c'est encore pire pour les plus jeunes qui devront certainement travailler jusqu'à leur mort (et peut-être même après...). Et je ne parle pas de la santé, de l'éducation et des autres secteurs qui vont être touchés par cette crise sans précédent.

Du côté de la SAAQ — un des «plus petits» gros déposants publics —, c'est un trou de 8 milliards que les usagers — encore eux — vont devoir éponger. Quand on constate les conséquences de la ponction de 2 milliards que le gouvernement a faite dans le fonds de la SAAQ en 1988 et 1995, on peut s'inquiéter pour notre avenir. Certains spécialistes estiment qu'il faudrait augmenter le coût des permis ou des immatriculations des véhicules de cinq millions d'usagers de la route — automobilistes et motocyclistes inclus — de 60$ par année, pendant 10 ans pour revenir à l'encaisse prévue par la loi. Ça, c'est seulement si les «génies financiers» de la Caisse ne font pas d'autres conneries d'ici là. Ou si on n'a pas sous-évalué celles qu'ils ont déjà faites. Ce à quoi un responsable de la SAAQ a répondu : «C'est sûr que cela va faire mal... mais les résultats d'une mauvaise année ne sont pas une catastrophe». Avouez qu'on nous prend vraiment pour des tartes! Et que le mépris de certains administrateurs publics est sans borne.

Malgré cela, le gouvernement — qui est le représentant élu des Québécois, je vous le rappelle — ne peut même pas intervenir et congédier les administrateurs incompétents de la Caisse. On nage en pleine comédie ubuesque. Preuve ultime que rien ne va plus... Faites vos jeux! Et priez pour gagner au Lotto 6/49. C'est peut-être votre seule chance de vous en sortir. Dans le pire des cas, vous contribuerez à enrichir Loto Québec... et renflouer les caisses de l'État, indirectement.