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samedi 7 juillet 2012

Des voyages et du rêve


Si vous lisez ce billet, c'est un peu grâce à Anne, une amie de Dijon, en France. En effet, elle a eu la présence d'esprit de m'envoyer un courriel pour se plaindre de mon manque d'assiduité au clavier depuis quelque temps. Et réclamer sa dose d'évasion. Car, et je l'avais un peu oublié dernièrement, un journaliste n'écrit pas pour lui, mais pour ses lecteurs. Il n'écrit pas seulement quand ça lui fait envie, mais régulièrement, selon un horaire dont les échéances sont fixées arbitrairement par le média qui l'emploie. Dans mon cas, mon blogue est habituellement mis à jour mensuellement. Et là, j'ai laissé passer deux mois sans écrire le moindre mot. Vous avouerez qu'un blogue muet, c'est un comble! Surtout que, comme le disait Coluche «ce n'est pas parce qu'on n’a rien à dire qu'on doit fermer sa gueule!»

À ma décharge, je pourrais arguer que j'ai du boulot par-dessus la tête depuis le mois de mai. Que je dois faire mille choses, certaines contre mon gré, et que le coeur n'y est pas toujours. Et là, je ne parle pas de mon site (motoplus.ca) qui, bien qu'il me tienne très occupé, me permet de faire ce que j'aime le plus au monde. C'est-à-dire parler de moto avec vous, sur une base presque quotidienne. Avec plaisir et passion.

Au début du mois de juin, j'ai passé une quinzaine de jours en France, pour assister aux Coupes moto Légende, à Dijon, rendre visite à mes frères, à ma sœur et à mes amis, mais surtout pour participer à un voyage de rêve dans la Drôme, un département magnifique qui tient une place particulière dans mon cœur.

L'article que j'ai réalisé pour motoplus.ca à la suite de ce séjour vient tout juste d'être mis en ligne et vous pouvez le consulter à l'adresse http://www.motoplus.ca/voy-Drome09.html. En seulement 24 heures, il a déjà reçu plusieurs centaines de visites et figure au cinquième rang des articles les plus lus sur motoplus.ca. Pas mal, vous en conviendrez...

Personnellement, je n'en reviens pas. Qu'un article de voyage génère plus de trafic que l'essai d'une nouvelle moto me surprend un peu. En fait, je ne devrais pas être étonné. Car, le but d'une histoire de voyage est plus de faire rêver le lecteur que de l'informer réellement. De toute façon, les chances qu'il efectue, à son tour, le même voyage, sont souvent minces. Ce qui compte vraiment est résumé dans le mot que m'a envoyé Anne: «La spectatrice assidue que je suis devenue se sent un peu frustrée, regard fixé trop souvent hélas sur un horizon bien court! À quand de nouveaux voyages? À très bientôt peut-être, bon vent sur ton bolide, pour le bonheur de nos regards curieux!»

En dehors du fait que ce message était bien écrit et qu'il a flatté mon égo, le temps de sa lecture, il m'a surtout rappelé mes obligations envers vous. J'essaierai donc d'être plus assidu à l'avenir.

«En espérant vous avoir manqué grave!».


Salut à toi (clin d'œil), mon ami Pierrot...

jeudi 19 avril 2012

Dollars ou gratuité?




Le site Arrêt sur Images (www.arretsurimages.com) développe dans ce vidéo un sujet qui rejoint celui de mon dernier billet sur l'indépendance de la presse et sur ses moyens de survie.

Un blogueur, Hugues Serraf, vient de quitter Rue89, le réputé site d'information en ligne estimant n'y être pas payé à sa juste valeur. Il explique qu'on lui a proposé 200€ par mois pour ses piges. Autant parler de bénévolat dans ce cas-ci.

Rue89, dont le slogan est «L'info à trois voix», fait preuve de cynisme quand il détourne son leitmotiv de son sens originel en mettant sur un pied d'égalité le travail (et la rémunération) des journalistes, des experts et des internautes. D'autant plus que sa situation financière n'a jamais été aussi enviable. Il faut savoir que Rue89 reçoit près d'un quart de million d'euros en subventions de l'État — ce qui ne l'empêche pas de s'auto-proclamer le «site d'information et de débat indépendant et participatif». Rue89 pourrait de ce fait traiter ses collaborateurs, journalistes et blogueurs, avec un peu plus de respect.

Comme vous le voyez, le débat est loin d'être clos...