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mercredi 24 octobre 2012

Pourquoi es-tu parti Marco?



Aujourd'hui, je suis triste. J'ai à l'âme un mal terrible et au cœur une blessure profonde. Mon ami Marco Simoncelli — je l'appelle mon ami, même si je ne l'ai jamais rencontré, car nous partagions beaucoup de choses, dont une certaine communauté d'esprit —, mon ami Marco Simoncelli, dis-je, est parti. Seul! Sans m'attendre…

Il est allé rejoindre ses potes du Continental Circus céleste. À l'heure qu'il est, il doit être en train de se tirer la bourre avec Barry Sheene, Mike Hailwood, Jack Finley, Gary Nixon, Patrick Pons, Michel Rougerie, Christian Léon, Daijiro Kato, Shoya Tomizawa et tous les autres pilotes légendaires qui nous ont quittés trop tôt. Ils doivent passer leur temps à se faire des dépassements et des freinages d'enfer sur une piste de rêve au revêtement impeccable, avec des nuages vaporeux pour barrière protectrice.

En course, Marco portait le numéro 58. L'année de ma naissance. Et 5+8, ça fait 13, le jour de ma naissance! Et 1+3, ça fait 4, le jour de mon mariage, mais aussi de mon arrivée au Québec. Mes trois numéros fétiches : 58, 13 et 4… Ceux que je portais quand je jouais au foot ou au hand-ball, dans ma jeunesse. Trois numéros qui se réduisent à un seul chiffre, le 4. Dans la numérologie chrétienne, le 4 est le symbole de la famille, le nombre de l'organisation et du rythme parfait, mais aussi le symbole de la Terre ou de ce qui est terrestre. Chez les Amérindiens, c'est le chiffre de la perfection. Dans la mythologie grecque, c'est l'emblème de Jupiter, symbole de la totalité, considéré par les initiés comme la racine de toutes choses. Le chiffre de la double dualité.

En plus, Marco, c'est le prénom de mon frère puiné. Que j'adore. Quand je vous disais que nous avions plein de choses en commun Sic et moi… Et c'est sans considérer le fait qu'il était l'ami intime de Valentino Rossi, notre idole à tous les deux. Je vous le dis, il n'y a pas de hasard! 

«À 4 ans, on m’a offert une minimoto de cross et je tournais comme un fou dans la vigne derrière chez mes parents. Trois ans plus tard, j’ai eu une minimoto de piste. J’allais courir à Riccione avec mes amis. Dans ma tête, j’étais déjà en MotoGP !», déclarait récemment Marco dans une entrevue donnée au journal français Libération. Dans le même article, il reconnait avoir eu plusieurs idoles, dont Luca Cadalora, Kevin Schwantz, Wayne Rainey ou Eddie Lawson. Malgré tout, c'est Rossi qu'il préférait. Son compatriote. Son voisin. Son alter ego. «J’étais tifoso, maintenant je cours avec lui et nous sommes amis. C’est un honneur pour moi», poursuit-il.

Au moment de son départ, Marco occupait la sixième place du Championnat du monde MotoGP, à égalité de points avec Valentino. Et le dernier contact terrestre qu'il ait eu, c'est avec la roue avant de la Ducati de Vale. Cruelle ironie du destin!


Aujourd'hui, je suis seul. Comme des milliers de fans du 58. Nous ne verrons plus son visage d'ado attardé, avec un immense sourire vissé aux lèvres. Ni sa carcasse de grand échalas se dégingander dans le paddock, comme l'albatros de Baudelaire sur le pont des navires. Nous ne verrons plus ses bras trop grands faire des mouvements maladroits en tentant de nous expliquer, gestes à l'appui, pourquoi il s'est accroché avec Dani Pedrosa au Mans. Ni son afro improbable — je me suis toujours demandé comment il faisait pour rentrer cette tignasse en bataille dans son casque — flotter au-dessus de la foule, dans les puits. Nous ne le verrons plus se déhancher sur sa Honda trop petite pour lui, avec les bras et les jambes écartés à l'excès. Ni jouer des coudes en virage avec ses adversaires. Quoi qu'ils aient pu dire de lui, Pedrosa, Lorenzo, Dovisiozo (contre lequel il se battait depuis ses débuts en championnat italien de minimotos en 1996), ni même Stoner, qui l'accusait de trop écarter les jambes en course, vont s'ennuyer de lui à l'avenir. Ils vont trouver le MotoGP bien policé et bien terne en son absence.

Car si Marco était un clown par moment, c'était surtout un bagarreur génial. Un pilote qui ne lâchait jamais prise et ne renonçait pas. Quand la meute des critiques l'a accusé d'être un danger public, il est resté de glace. Convaincu en son for intérieur d'avoir posé le bon geste au bon moment. À l'occasion, on pouvait se demander si son casque n'exerçait pas une pression trop élevée sur son cerveau à cause de sa tonsure abondante, entraînant du coup une surchauffe neuronale. «En piste, les amis, ça n'existe pas», avait-il déclaré dans cette même entrevue. «Les autres, surtout les Espagnols, râlent car ils ne se sentent pas assez sûrs d’eux, se défendait-il alors. Moi, j’ai toujours été correct avec tout le monde.»

Simple, honnête, charmant, fantasque, Marco était aux yeux de ceux qui le côtoyaient quotidiennement, dont Fausto Gresini, son gérant d'équipe ou encore Carlot Penat, son gérant, un pilote au talent naturel, doué d'un potentiel énorme qu'il n'avait pas encore complètement exploité. Il nous restait encore le meilleur de Simoncelli à découvrir.

J'ai beau essayer de rationaliser ton absence, je me demande quand même pourquoi tu es parti Marco? Des chutes comme cette dernière, tu en as connu des centaines et tu t'en es relevé chaque fois, sans une égratignure. Même Dovi, ton adversaire de toujours le disait : «Marco était un pilote fort. Nous courrions ensemble depuis notre enfance. Je l'ai toujours vu pousser au maximum, il a chuté de nombreuses fois, mais il ne s'était jamais gravement blessé, il semblait invincible. J'ai encore du mal à réaliser ce qui est arrivé aujourd'hui.  Pourquoi a-t-il fallu que la trajectoire de ta moto en dérive recoupe celle d'Edwards et de ton pote Rossi? À quelques secondes près tu te serais retrouvé le cul dans l'herbe à te gratter la tête, te demandant ce qui s’était passé. Et tu serais reparti en marchant, le dos vouté, la tête basse, en faisant des grands mouvements de bras. Comme Don Quichotte en lutte contre les moulins à vent.

Tout le monde est sous le choc. Abasourdi. J'espère que là où tu es, tu penses un peu à nous. Ici, l'hiver va bientôt s'installer. La grisaille et le froid remplacent les beaux jours. Mais nous n'aurons plus ton sourire espiègle pour nous réchauffer le cœur. Tu nous manques déjà Marco!

Putain de mois d'octobre! Si tu savais comme je te déteste!

lundi 10 septembre 2012

BMW Motorrad confirme Chaz Davies pour la saison 2013



L'alignement BMW Motorrad 2013 pour le Championnat mondial de Superbike prend forme. Chaz Davies (GBR) pilotera ainsi une BMW S 1000 RR la saison prochaine, aux côtés de Marco Melandri (ITA). Le Gallois âgé de 25 ans est le Champion Supersport en Titre, et il participe à sa première saison WSBK cette année. Il a accumulé de solides performances et est monté sur le podium WSBK à quatre reprises, remportant même la seconde manche au Nürburgring.

« Nous sommes heureux d'accueillir Chaz dans la famille BMW Motorrad », s'est réjoui Andrea Buzzoni, Directeur Général BMW Motorrad Italia. « Chaz a montré son talent et sa vitesse lors de son parcours, en montant les échelons. Son titre World Supersport 2011 fut impressionnant. Cette saison, en WSBK, il ne lui a pas fallu longtemps pour remporter sa première course. Nous sommes convaincus que Marco et Chaz formeront une association de premier plan et que nous avons avec la BMW S 1000 RR l'une des équipes les plus solides du Championnat du monde ».

Il semblerait que le choix de Davies se soit imposé à BMW Italia après le refus de Carlos Checa, qui a le même gérant que Marco Melandri, et après les tergiversations de Ben Spies qui pourrait bien se retrouver en MotoGP, l'an prochain, sur une Ducati. À voir!

Source: SBK.com

mardi 3 juillet 2012

SBK 2012 — Aragon, Espagne : Biaggi et Melandri s'imposent

Max Biaggi (3) et Marco Melandri ont été les animateurs des deux finales espagnoles, à Aragon Motorland.

Au circuit d'Aragon Motorland, en Espagne, Biaggi et Melandri remportent une victoire chacun et creusent l'écart au classement.

Course 1: Biaggi s'impose devant Melandri (voir la vidéo) Max Biaggi (Aprilia Racing) s'est assuré la victoire sur son grand rival Marco Melandri (BMW Motorrad Motorsport) en remportant la première course de Motorland avec une avance de seulement 0,278s ! Il s'agit de la quatrième victoire de Biaggi en 2012, sa troisième consécutive.

Les deux premiers se sont vite débarrassés du reste de peloton, la bataille pour la troisième place opposant Carlos Checa (Althea Racing Ducati) à Chaz Davies (ParkinGO MTC Aprilia). Tom Sykes (Kawasaki Racing Team) fut privé de ce qui semblait s'annoncer comme un podium lorsqu'Ayrton Badovini (BMW Motorrad Italia GoldBet) perdit l'avant de sa machine et alla percuter l'arrière de celle de Sykes, les faisant tous deux chuter.

Course 2 : Melandri au fil (voir la vidéo) Marco Melandri (BMW Motorrad Motorsport) s'est adjugé sa troisième victoire de la saison après une course particulièrement serrée contre trois autres pilotes. Second de la seconde course de ce weekend d'Aragon, Eugene Laverty (Aprilia Racing) ne s'incline ainsi que pour 0,042 sec ! Juste derrière ces deux furieux se trouve Chaz Davies (ParkinGO MTC Racing Aprilia), qui signe son tout premier podium en Superbike. Il devance Max Biaggi, vainqueur de la première course de la journée.

 Le quatuor de tête se tient dans seulement 0,484sec après 20 tours de course sur le splendide tracé d'Aragon. Derrière eux, Jonathan Rea (Honda World Superbike Team) prend la cinquième place en dépit d'un mauvais depart, devant Leon Haslam (BMW Motorrad Motorsport), Carlos Checa (Althea Racing Ducati) etTom Sykes (Kawasaki Racing Team), restés dans cet ordre pendant une grande partie de la course.

 Au championnat, Biaggi occupe la tête avec 248,5 points, devant Melandri (200,5). Rea devance Checa (175,5) avec 183 points, ainsi que Sykes, cinquième avec 172,5 points.

CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE
1 — BIAGGI — 248.5 points
2 — MELANDRI — 200.5 points
3 — REA — 183 points
4 — CHECA — 175.5 points
5 — SYKES — 172.5 points
6 — HASLAM — 142 points
7 — LAVERTY — 126 points
8 — GUINTOLI — 110 points
9 — GIUGLIANO — 94 points
10 — DAVIES — 78 points
11 — SMRZ — 75.5 points
12 — FABRIZIO — 73 points
13 — BADOVINI — 57 points
14 — CAMIER — 56.5 points
15 — BERGER — 48.5 points
Source: SBK.com — Photo: SBK.com

lundi 11 juin 2012

SBK 2012 — Misano, Italie : Biaggi double la mise à Misano


Très en forme sur son circuit local, Max Biaggi remporte les deux épreuves de la septième manche SBK de l'Adriatique.

Course 1: Biaggi devance Checa au fil d’arrivée
Max Biaggi (Aprilia Racing) est remonté de la troisième ligne de la grille pour remporter la victoire de la première course de Misano, après une superbe performance devant son public italien. Au terme d'une course marquée par de nombreux dépassements et changements de positions, Biaggi a poussé jusqu'au bout pour s'imposer face à Carlos Checa (Althea Racing Ducati), qui termine second, après être parti 16e!

Davide Giugliano (Althea Racing Ducati) s'assure la troisième marche du podium de façon combative, devant Tom Sykes (Kawasaki Racing Team), quatrième après être parti de la pole. Il devance Jonathan Rea (Honda World Superbike Team), longtemps meneur de la course.

Course 2: Biaggi confirme et réalise le doublé
Max Biaggi s'est assuré une brillante seconde victoire à Misano après avoir largement distancé les autres pilotes et s'être créé une marge de 5.355 sec. Jonathan Rea (Honda World Superbike Team) et Leon Haslam (BMW Motorrad Motorsport) se sont livré une belle bataille, pour terminer respectivement second et troisième.

Biaggi ne cachait pas son plaisir à l'arrivée : «Ce fut un weekend incroyable. Après la Superpole me forçant à partir depuis la troisième ligne de la grille, j'ai réussi à garder ma concentration et à m'exprimer en course. J'ai choisi un pneu qui n'était pas le plus rapide après les essais, mais avec lequel j'avais plus de confiance. Quoi qu'il en soit, je devais prendre des risques, car il y a très peu d'endroits où dépasser ici, mais je suis victorieux au final et je quitte Misano avec un incroyable doublé de victoires. Je souhaite remercier les gars de l'équipe qui ont toujours bien travaillé et tiens à dédier cette victoire à ma compagne Eleonora et mon fils Leon, qui était au circuit pour la première fois pour me voir courir».

Marco Melandri (BMW Motorrad Motorsport) et Ayrton Badovini (BME Motorrad Italia Gold Bet) ont également bataillé ferme derrière le trio de tête, Melandri prenant le dessus sur son compatriote. Le top 5 se tient en 7 secondes. Carlos Checa (Althea Racing Ducati), héros de la première course, ainsi que Davide Giugliano (Althea Racing Ducati) ont tous deux chuté sur cette seconde course.

Au championnat, Biaggi domine avec 210.5 pts, devant Rea, second avec 172 points et Tom Sykes (Kawasaki Racing Team), crédité de 164.5 pts.

Source: SBK.com

lundi 27 février 2012

WSBK 2012 - Phillip Island, Australie

Max Biaggi et Carlos Checa, les deux derniers champions du monde SBK s'adjugent la victoire dans les deux courses de cette manche inaugurale de la saison 2012.

Max Biaggi (3) remporte la manche inaugurale au circuit de Phillip Island, en Australie, sur son Aprilia RSV4 et devance son compatriote Marco Melandri (2) qui brille à sa première sortie sur la BMW S1000RR.




Course 1
Max Biaggi (Aprilia Racing) a enlevé le premier succès de la saison en s'imposer avec sept secondes d'avance sur son compatriote Marco Melandri (BMW Motorrad Motorsport) au terme d'une intense course de 22 tours, dont le podium est complété par le Français Sylvian Guintoli (Team Effenbert Liberty Racing).

 Carlos Checa (Althea Racing) a chuté alors qu'il occupait la tête de la course, partant dans une belle glissade dans le dernier virage du tracé, tôt dans la course. La pluie est venue animer l'épreuve à deux reprises par couches successives, sans toutefois avoir de réel impact pour la majorité des pilotes, la course demeurant déclarée « sèche ».

Tom Sykes (Kawasaki Racing Team) prend la quatrième place après avoir mené en début de manche; Jakub Smrz est cinquième sur la Liberty Racing Team Effenbert Ducati. 

Carlos Checa (1) impose sa Ducati dans la deuxième course après avoir chuté dans la première.





Course 2 Carlos Checa s'est refait après sa chute en course 1 pour clamer sa première victoire 2012. Second, Max Biaggi a cependant été l'auteur de la course la plus spectaculaire.

Checa a rapidement pris la tête de la course, alors que Biaggi partait hors-piste lors du premier tout, mais parvenait à faire en sorte que sa moto ne s'affaisse pas. L'Italien a ensuite bataillé ferme pour remonter jusqu'à la seconde place, et domine le championnat avec 45 points au terme du weekend Australien.

Tom Sykes a pris le dessus sur un Jonathan Rea (Honda World Superbike Team) plus lent en fin de parcours, au terme d'un dernier tour haletant, pour monter sur son tout premier podium sur le sec avec Kawasaki, confirmant les gros progrès réalisés durant l'hiver.

Blessé, Leon Haslam (BMW Motorrad Motorsport) fut auteur d'une belle course de patience pour s'adjuger la 5ème place, juste devant son coéquipier Marco Melandri.

Melandri occupe la seconde place au championnat avec 30 points, un point devant Biaggi. Checa est quatrième avec 25 points ; 20 de moins que le leader Biaggi.

Classement des pilotes 

1. Biaggi 45 points
2. Melandri 30 points
3. Sykes 29 points
4. Checa 25 points
5. Rea 22 points
6. Guintoli 16 points
7. Smrz 16 points
8. Haslam 15 points
9. Aoyama 15 points
10. Berger 12 points




jeudi 26 janvier 2012

S'il te plaît, Monsieur BRP, dessine-moi une moto!

Can-Am Qualifier

Après des années de lutte acharnée contre la Société de l'Assurance Automobile du Québec (SAAQ) au sujet de la hausse du prix des immatriculations, il semblerait que l'on ait atteint une entente acceptable, selon les parties prenantes du dossier, à savoir le Front commun motocycliste et la SAAQ elle-même (en 2012 le prix des plaques a baissé de façon notable par rapport à 2011, mais nous sommes toujours victimes de la catégorisation et nous payons encore beaucoup plus qu'avant, trop prétendent certains).

Pourtant, malgré cette nouvelle positive, le monde de la moto subit une crise de morosité aiguë. C'est la déprime (pas vraiment la dé-prime attendue ;-))! Et le blues de l'hiver n'a rien à voir avec cette dépression.

En fait, les tuiles tombent de partout. Crise économique mondiale, tsunami et tremblement de terre au Japon, pandémie planétaire de «sécuritarisme» chronique, et j'en passe… Aujourd'hui, la moto est dans la mire des experts de tous crins et des pouvoirs publics. Elle est devenue persona non grata dans une société qui a remplacé la culture du plaisir par celle de la dérive sécuritaire. Même si notre bilan de conduite ne cesse de s'améliorer au fil des ans, il semble que cela ne suffise pas à satisfaire les actuaires de la SAAQ, pas plus que le législateur.

À titre d'information, m'assurer en France pour conduire une moto routière âgée de 10 ans, tout risque inclus (même le volet corporel que la SAAQ nous facture à prix d'or), me revient à 327€ (soit moins de 450$) pour rouler 12 mois et ce, auprès d'un assureur privé, contre près de 1000$ pour le même risque et le même véhicule, au Québec, mais pour seulement 8 mois. Est-ce à dire que je suis près de trois fois plus dangereux quand je pilote ici? Dans l'affirmative, à quoi cela tient-il? Au déplacement du pôle magnétique? Au réchauffement climatique? À la loi 101? Ou à l'abus de position dominante de la SAAQ et au laxisme du gouvernement qui donne à certains organismes licence de nous fourrer comme bon leur semble, sans avoir à se justifier auprès des élus et des citoyens? La réponse est contenue dans la question!

Si dans certains pays les motocyclistes représentent une force politique suffisamment puissante pour faire fléchir les autorités, ce n'est pas le cas au Québec ou le syndrome du mouton nous conduit à nous laisser tondre la laine sur le dos sans rechigner. On grogne bien un peu, par principe, mais on finit vite par rentrer la tête dans les épaules, surtout quand débute la saison de hockey… On a nos priorités à la bonne place ;-)

En fait, pour nous en sortir, nous ne pouvons compter que sur notre bonne étoile ou sur l'intervention d'une force extérieure, quasi divine. D'autant plus que le Québec est un marché microscopique pour les constructeurs de moto, étrangers à nos préoccupations, nos problèmes et nos combats. Notre seule chance de faire avancer notre cause serait, à mon humble avis, de convaincre Bombardier de se (re)lancer dans la fabrication de motos.

Can-Am Spyder de BRP

Quand on voit comment la firme de Valcourt a été capable de faire modifier la loi sur la conduite des trois roues au Québec, en seulement quelque mois, afin de pouvoir vendre des milliers de Spyder à une population vieillissante en quête d'aventures confortables et stables, on ne peut que reconnaître le pouvoir de persuasion de BRP. Quand Bombardier murmure aux oreilles des ministres, ceux-ci ont une bonne ouïe.

Pour le bien de notre sport favori, souhaitons que BRP soit en train de plancher sur un prototype de moto québécoise. Ça pourrait être une GT à moteur V2 Rotax de 1000 cc (comme celui qui équipe certaines Aprilia). Voire une aventurière. Ou encore une standard. Je ne suis pas exigeant. Des rumeurs à l'effet que BRP pourrait fabriquer une moto Can-Am circulent depuis quelques années déjà. Et elles ressurgissent périodiquement. Qu'elles soient fondées ou farfelues reste à démontrer. Cependant, rien ne nous empêche de pousser très fort pour qu'elles deviennent réalité. Nous pourrions alors joindre nos murmures à ceux de Bombardier afin que les oreilles de nos ministres se mettent à bourdonner si fort qu'ils finissent par convaincre les actuaires et les responsables de la SAAQ de nous traiter équitablement, pour qu'ils demandent aux forces policières d'arrêter de nous harceler et pour qu'ils persuadent les pouvoirs publics de nous inclure dans les plans de développement de la Province en matière de transport et de mobilité urbaine.

Comme beaucoup de motocyclistes de ma génération, je n'aspire qu'à une chose. Profiter des quelques années qu'il me reste pour vivre ma passion intensément, dans le respect des autres et AVEC le respect des autres. Je veux retrouver cet espace de liberté et de plaisir que m'offrait auparavant la moto, avant que la réglementation à tout crin et la peur orchestrée ne s'érigent en système de gouvernance.

S'il te plaît, Monsieur BRP, dessine-moi une moto! Ça presse!

jeudi 19 janvier 2012

La FIM publie la liste des pilotes du SBK

Max Biaggi (1) et Marco Melandri (33) tenteront de ravir le titre à Carlos Checa en 2012...

La Fédération internationale de motocyclisme (FIM) vient de publier la liste des 24 pilotes qui participeront au Championnat du monde de Superbike (SBK) 2012. Et, surprise, le nom de Noriyuki Haga n'y apparait pas. En effet, le Japonais a perdu son poste chez Aprilia qui fera courir Max Biaggi et Eugene Laverty dans l'écurie officielle et Chaz Davis dans l'équipe ParkinGO Aprilia. En dehors de Yamaha qui a quitté le championnat SBK à la fin de la saison dernière, l'ancienne structure Suzuki Alstare est absente et est remplacée par Crescent Suzuki qui fera courir John Hopkins et, possiblement, Leon Camier. Quant à la structure privée Pata Racing Team, elle a troqué son Aprilia d'usine par une Ducati 1098R et son pilote Haga par l'Italien Lorenzo Zanetti.

Sur les grilles de départ, on retrouvera donc 3 Aprilia, 5 BMW, 7 Ducati, 3 Honda, 4 Kawasaki et 2 Suzuki.

Championnat du monde de Superbike (SBK) 2012 - Liste des engagés
3- Max Biaggi – Aprilia Racing Team – Aprilia RSV4 Factory
4- Hiroshi Aoyama – Honda World Superbike Team – Honda CBR 1000RR
7- Carlos Checa – Althea Racing – Ducati 1098R
17- Joan Lascorz – Kawasaki Racing Team – Kawasaki ZX-10R
19- Chaz Davies – ParkinGO Aprilia Racing Team – Aprilia RSV4 Factory
21- John Hopkins – Crescent Suzuki – Suzuki GSX-R 1000
33- Marco Melandri – BMW Motorrad Motorsport – BMW S1000RR
34- Davide Giugliano – Althea Racing – Ducati 1098R
35- Raffaele De Rosa – Pro Ride Motorsports – Honda CBR 1000RR
36- Leandro Mercado – Team Pedercini – Kawasaki ZX-10R
44- David Salom – Team Pedercini – Kawasaki ZX-10R
50- Sylvain Guintoli – Team Effenbert Liberty Racing – Ducati 1098R
58- Eugene Laverty – Aprilia Racing Team – Aprilia RSV4 Factory
59- Niccolò Canepa – Team Ducati Roma – Ducati 1098R
65- Jonathan Rea – Honda World Superbike Team – Honda CBR 1000RR
66- Tom Sykes – Kawasaki Racing Team – Kawasaki ZX-10R
78- Lorenzo Zanetti – PATA Racing Team – Ducati 1098R
84- Michel Fabrizio – BMW Motorrad Italia GOLDBET SBK Team – BMW S1000RR
86- Ayrton Badovini – BMW Motorrad Italia GOLDBET SBK Team – BMW S1000RR
91- Leon Haslam – BMW Motorrad Motorsport – BMW S1000RR
96- Jakub Smrz – Team Effenbert Liberty Racing – Ducati 1098R
121- Maxime Berger – Liberty Racing Team Effenbert – Ducati 1098R
À confirmer - Leon Camier – Crescent Suzuki – Suzuki GSX-R 1000
À confirmer - Mark Aitchison – Grillini Progea Superbike Team – BMW S1000RR

Source: FIM

mardi 18 octobre 2011

SBK 2012 : Laverty signe avec Aprilia



Eugene Laverty pilotera une Aprilia RSV4 officielle en Championnat du monde de Superbike (SBK) pour les saisons 2012-213. Il reste à déterminer s'il sera coéquipier de Biaggi au sein de l'écurie Aprilia AlItalia Racing ou s'il intégrera l'équipe Pata Racing Team Aprilia à la suite du départ de Noriyuki Kaga pour l'équipe Ducati DFX.

Le pilote Irlandais de 25 ans a été l'auteur d'une excellente première saison en SBK et a convaincu Aprilia : il sera l'homme d'Aprilia Racing pour les saisons 2012 et 2013.
Laverty, né le 3 juin 1986, lie ainsi son destin sportif pour les deux prochaines saisons au manufacturier ayant remporté deux titres Superbike en 2010 avec Biaggi et la RSV4 (pilote et constructeur), ainsi que sept titres en tout terrain et pas moins de 37 Grand Prix .

Photo: ©Yamaha Racing