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jeudi 30 août 2012

Une petite pause… avant la folie des salons et la présentation des nouveautés

Vue aérienne de l'hôtel «Stoweflake Mountain Resort & Spa» à Stowe, au Vermont, où nous avons passé plusieurs jours durant nos vacances... Le grand luxe!



Pour gagner leur vie, certains bâtissent des cathédrales, d'autres creusent des canaux pour faire se rejoindre les océans, d'autres encore soignent les pauvres et les miséreux aux quatre coins du monde ou pétrissent le pain au petit matin pour nourrir l'humanité laborieuse. Moi? J'écris! Je raconte des histoires pour vous divertir. Je capture des moments d'éternité sur support numérique pour illustrer votre monde.

Ainsi résumé, ça peut sembler banal. Pourtant, je persiste à penser que les conteurs d'histoires, tout comme les chasseurs d'images, ont un rôle à jouer. Qu'ils servent à stimuler notre imaginaire. Qu'ils sont les catalyseurs de nos rêves inassouvis. Les soupapes de sécurité de nos cerveaux sous pression.

Je me réjouis à la simple idée de capter votre attention, même furtivement. Quand je suis particulièrement inspiré, je parviens à vous faire voyager hors de votre univers quotidien, dans des contrées lointaines que vous ne verrez jamais, au guidon de motos de rêve que ni vous ni moi ne pouvons nous offrir. Parfois, dans de très rares occasions, j'arrive même à suggérer des souvenirs virtuels à vos cerveaux captifs. À vous inspirer des anecdotes inventées de toutes pièces que vous raconterez avec fierté à vos amis, à vos compagnons de route, comme si vous les aviez vécues vous-mêmes.

Parfois, un lecteur, au détour d'une question naïve ou d'un compliment trop flatteur me fait réaliser que je sers à autre chose qu'à noircir des pages blanches ou qu'à cramer des pixels. Dans ces moments-là, j'ai l'impression d'avoir un don, un talent — futile, peut-être —, mais un talent tout de même. Et de pouvoir m'en servir à bon escient. C'est un instant magique qui colore mes nuits blanches et illumine mes journées noires.

Depuis deux semaines, et pour une semaine encore, je profite d'un repos bien mérité que j'occupe à recharger mes accus et renouveler ma passion. En espérant retrouver l'inspiration et l'envie d'écrire à mon retour de vacances. Il faut dire que cette année a été particulièrement difficile. La charge de travail a été telle, par moments, que j'ai parfois manqué des rendez-vous importants avec vous, que j'ai retardé des articles qui me tenaient pourtant à cœur et à la réalisation desquels j'ai consacré de nombreuses heures. Je m'en excuse. On ne fait pas toujours ce qu'on veut. Et parfois, même pas ce qu'on peut... c'est la vie!

En fait, je n'ai rien trouvé de mieux pour me ressourcer que de prendre, cette année encore, mes vacances à moto. Car il ne saurait en être autrement. Je ne suis pas encore assez vieux, ni complètement blasé pour voyager en auto ou, pire encore, me faire dorer bêtement la pilule sur une plage des mers du sud qui n'a d'exotique que le nom. Se retrouver aux antipodes, allongé sur une plage exigue coincée entre deux complexes hôteliers, en compagnie de milliers de gens venant de la même ville que moi, du même quartier, je n'appelle pas ça de l'exotisme. Mais plutôt un manque flagrant d'imagination. C'est la banalité globalisée. L'antithèse même de l'aventure, de la découverte. Ce n'est pas ma tasse de thé, même si je comprends les motivations de ceux qui voient dans cette évasion factice une échappatoire à leur quotidien.

Contrairement à certains confrères qui considèrent uniquement la moto comme un métier, et non plus un plaisir, encore moins une passion, j'aime trop la moto pour m'en passer, surtout en vacances. Cette saison — et elle n'est pas terminée, loin de là —, j'ai déjà parcouru plus de 40 000 kilomètres à moto. Pourtant, j'échafaude encore des plans pour faire d'autres voyages, découvrir des contrées inconnues, vivre des expériences enrichissantes. Prochain arrêt important : Cologne, au début octobre, pour le salon Intermot. Le coup d'envoi du cirque médiatique, lequel va nous permettre de tenir le coup jusqu'au printemps prochain. Si ça vous tente, je vous emmène. Vous êtes partants pour faire un bout de chemin avec moi?

mercredi 15 août 2012

Enfin les vacances!

L'été est arrivé depuis peu. Et si ce n'est pas vraiment l'été, ça y ressemble assez pour que je décide de prendre le large. Car il est grandement temps d'en profiter. Les derniers mois ont été passablement chargés. J'ai passé trop de temps au bureau et pas assez sur les routes, même si, selon les standards du motocycliste lambda, j'ai beaucoup roulé. Depuis le début de l'année, j'ai parcouru environ 18 000 km, ce qui est pas mal dans les circonstances, surtout avec la température exécrable qu'on a eue en juin et en juillet. Pourtant, je suis en manque. J'ai passé trop de temps assis à l'ordinateur. À retranscrire mes émotions, mes impressions, mes connaissances. Mon dos n'est plus qu'une douleur vive. J'ai besoin de reprendre mon souffle. De vivre des aventures et des expériences originales. De renouveler ma passion au contact de panoramas inédits et grandioses (c'est du moins ce que j'espère), de routes de rêve et de gens inconnus. Au programme de ma cure de repos (façon de parler), trois semaines de balade en couple, avec armes et bagages, à la découverte de Kamouraska et du Bas-du-Fleuve, de la Gaspésie et de Charlevoix. Tout ça au guidon de la BMW K1300GT avec laquelle nous allons parcourir près de 8 000 km durant ce périple.

Bien que la moto soit un fantastique moyen de locomotion, un véhicule qui s'adapte à toutes nos sorties et qu'on apprécie au quotidien, il est, pour beaucoup de passionnés, synonyme de vacances, de voyages et d'aventures. De rêves aussi. Je suis persuadé que vous avez déjà éprouvé ce sentiment de plénitude à moto. Une sensation que l'on ne retrouve pas forcément lorsqu'on voyage en auto, en train, ou en bus. Quand on prend la route le matin de bonne heure, à la fraîche. Que le soleil qui se lève nous éblouit, nous enveloppe. Que la fraîcheur de l'air pénètre nos narines chargé de parfums délicats que l'on ne retrouve pas aux autres heures de la journée. Parfois, lors de ces instants magiques, je me dis que ça serait une belle journée pour mourir. Non pas que je sois dépressif, voire blasé de la vie. C'est juste qu'alors il semble difficile de dupliquer un moment d'une telle intensité. D'une telle pureté.

Quand la route défile devant nous, pleine de promesses, de surprises, que tous les éléments sont réunis pour nous permettre de vivre une expérience authentiquement mystique, que nous nous sentons en symbiose parfaite avec notre monture, notre environnement et les gens qui le peuplent, alors nous pouvons dire que nous avons vraiment de la chance de pouvoir vivre notre passion à ce niveau d'intensité.

Je vais donc tacher de faire le plein d'émotions, de souvenirs, d'images et de rencontres durant cette période, pour débuter la nouvelle saison en force, dès septembre. Recharger mes batteries, comme on dit couramment, afin de vous revenir reposé et plein de nouveaux projets. Car l'automne va être très occupé. En novembre, je participerai au Salon de Milan, afin de vous présenter les dernières nouveautés en exclusivité canadienne, et à plusieurs lancements de presse. En tout cas, je l'espère. En attendant, je vous souhaite une bonne fin d'été.

À bientôt!

mardi 3 juillet 2012

Compresser le temps

Votre serviteur à la California Superbike School — Las Vegas, Nevada — Novembre 2010

À motoplus.ca, le mois de juillet est l'un des plus occupés de la saison. Entre les essais, les séances de photo, les événements à couvrir et la planification de la prochaine saison — laquelle approche déjà à grands pas si l'on se fie aux rumeurs qui commencent à circuler sur Internet —, nous n'avons pas un instant pour nous. Je ne m'en plains pas, c'est la vie que j'ai choisie et je l'aime comme ça.


Pourtant, cette année, je devrais aménager cet horaire déjà chargé pour y loger quelques journées de roulage sur piste, un cours de deux jours à la California Superbike School où je vais tenter de compléter les niveaux 3 et 4, un voyage express dans le Bas du Fleuve pour un essai exclusif avec un lecteur désigné par le sort et quelques allers et retours entre Montréal et Toronto. Sans oublier les impondérables qui ne manqueront pas de surgir au moment le moins opportun.


Cependant, j'espère que le temps est élastique, voire compressible, car j'attends la visite d'un ami de France et de sa famille. Et j'ai bien l'intention de passer un maximum de temps avec eux. Suffisamment en tout cas pour leur faire découvrir le Québec. Et profiter de leur présence autant que je le pourrais.


Cette année, l'été sera court — il s'agit d'une lapalissade, au Québec —, mais intense. Il va donc falloir tenter d'en tirer le meilleur. Et compresser le plus d'activités possible dans chaque journée. À moins de rallonger les jours. Ce qui n'est pas gagné d'avance.


Le compte à rebours est lancé! Heureusement, je pourrais me reposer à la fin août, pendant mes vacances... Et faire de la moto, par plaisir pur. Sans horaire, ni contrainte. J'ai hâte!