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mercredi 5 décembre 2012

Une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule

Depuis quelques mois, la crise est de toutes les discussions. Au travail, au bistrot, à la maison, aux infos, dans le taxi... C'est le sujet de l'heure. On n'y échappe pas. Tout le monde y va de sa tirade. Tout le monde accable la crise de tous les maux de la Terre. Cet été, c'était le pétrole le grand responsable de nos malheurs anticipés. Avant ça, c'était Ben Laden et ses terroristes barbus qui menaçaient notre mode de vie et notre tranquilité. Et pendant qu'on pointe du doigt ces boucs émissaires, personne ne remet en cause la mauvaise gestion de nos administrateurs (qu'ils soient du privé ou du public n'a pas l'air de changer grand-chose à la problématique). Ce n'est pas leur faute. Ce ne sont pas eux les coupables... C'est la crise! Ce sont les pays de l'OPEP! Ce sont les terroristes! C'est la vie!

Et la SAAQ n'échappe pas à la règle. Ainsi, dans La Presse du lundi 1er décembre (voir l'article de Denis Lessard à ce sujet) on apprenait que des hausses de tarifs étaient à prévoir à moyen terme (après les élections, sûrement). Qui s'ajouteraient à celles qui étaient déjà planifiées pour les propriétaires de sportives. La raison? Il semblerait que 3 des 8 milliards de dollars déposés par la SAAQ à la Caisse de dépôt et placement aient fondu comme neige au soleil dans la foulée de la crise boursière.

Même si les actuaires s'accordent à dire que «ces pertes sont circonstancielles et momentanées», qu'à plus long terme les rendements seront plus élevés, il va bien falloir combler ce déficit. Et comme 3 milliards ça ne se trouve pas sous les sabots d'un cheval, on va fouiller dans les poches des contribuables. Et plus particulièrement, dans celles des automobilistes/motocyclistes. En conséquence de quoi, les droits d'immatriculation des 5 millions de véhicules enregistrés au Québec vont grimper... et pas seulement de façon circonstancielle ou momentanée. On parle de hausses moyennes de 60$ par an, par véhicule, pendant 10 à 15 ans (ça dépendra des intérêts accumulés et des rendements des placements de la Caisse). Pas banal quand même.

Bien sûr, comme on est actuellement en période électorale, nos dirigeants, le Premier Ministre Jean Charest en tête, tentent de minimiser cette annonce, mais il va bien falloir payer un jour. Pensez-y lundi, en allant voter....

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