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samedi 21 janvier 2012

T-Rex en faillite


Le 17 janvier 2008, nous apprenions que T-Rex Vehicule Corporation, la compagnie qui avait obtenu les droit de fabrication du T-Rex, le véhicule à trois roues créé par l'ingénieur Québécois Daniel Campagna, avait fermé ses portes à la suite de la saisie de ses actifs par ses créanciers. Une quinzaine d'emplois sont ainsi perdus à l'usine de Plessiville et une dizaine d'autres chez certains fournisseurs privilégiés de la compagnie.

Le président-directeur général de T-Rex Vehicule Corporation, Ray Cheata, explique que son entreprise perdait 3 millions de dollars annuellement parce qu'elle ne produisait qu'une centaine de véhicules par année alors que le seuil de rentabilité était de 250. Selon Cheata, «la relance passe par l'arrivée de nouveaux investisseurs, ce qui pourrait impliquer un déménagement de l'usine, notamment aux États-Unis.» Il estime qu’il faudrait environ 10 millions de dollars pour espérer relancer la production du T-Rex.

Même si le T-Rex a su se faire un nom, il n'a jamais connu qu'un succès d'estime. En dehors du fait qu'il coûte trop cher (50 000 $) pour rejoindre un marché de masse, il impose des contraintes importantes à l'utilisation (manque de protection contre les éléments, seulement deux places, peu d'espace de rangement, confort spartiate...). De plus, son design, qui a aujourd'hui 15 ans, commence à dater et n'est plus assez exclusif pour séduire le marché des riches excentriques. Mais son plus gros problème est lié à son homologation. En effet, le T-Rex est classé comme une motocyclette et sa conduite nécessite un permis moto. De plus, il a fallu attendre fin 2003 pour que le T-Rex soit homologué par Transport Canada et que son utilisation soit permise d'un océan à l'autre. Rien pour faciliter les choses...

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